Nos conseillers musicaux

Publié dans Résidence musicale

Yves Petit de Voize

  • Participe à la programmation des 9 Soirées musicales de la Fondation
  • Dirige les deux festivals dont la Fondation est partenaire
  • Aide à la découverte de nouveaux talents, pour l'entrée en résidence à la fondation

Yves Petit de Voize a dirigé de nombreux festivals et saisons musicales : Royaumont, Saint-Maximin, Fondation Maeght, Biennale de Lyon/Musique française, Montreux-Vevey, Cordes-sur-Ciel. Il a été aussi rédacteur en chef de Diapason et de Pays de France/Grands reportages, vice-président de Radio classique et a produit de nombreux enregistrements.

Soucieux du devenir des jeunes générations de musiciens, il crée pour eux l’Académie-Festival des Arcs en 1974 et le festival de Pâques de Deauville en 1997.

Il conseille aujourd'hui le président de la Fondation Singer-Polignac, le professeur Yves Pouliquen de l'Académie française, pour l'entrée en résidence des nouvelles générations de chambristes et d'ensembles et pour la programmation de la saison musicale.


Benoît Duteurtre

  • Fait bénéficier la Fondation de ses connaissances en histoire de la musique et en musicologie, lors des Soirées musicales de la Fondation
  • Produit les 3 Causeries de la saison musicale de la Fondation
  • Aide à la découverte de nouveaux talents, pour l'entrée en résidence à la fondation
B Duteurtre

Benoît Duteurtre est né à Sainte-Adresse, près du Havre. Il a grandi non loin des écrivains qu'il aime : Flaubert, Maupassant ou Alphonse Allais. Passionné de musique, il a d'abord gagné sa vie en jouant du piano.

Son premier texte est paru dans la revue Minuit en 1982. De Tout doit disparaître (1992) à Gaieté parisienne en passant par Drôle de temps et Les Malentendus, ses romans racontent avec humour la France contemporaine. En 2001, il obtient le Prix Médicis pour Le Voyage en France. Ses livres plus récents s'aventurent parfois aux frontières du réel : Service clientèle, La Cité heureuse et La Petite fille et la cigarette (2005), ont été traduits dans plus de vingt langues. Les Pieds dans l'eau (2008), puis Ballets Roses (2009), explorent une veine plus autobiographique. La plupart de ces ouvrages sont parus chez Gallimard ou chez Fayard.

Voici quelques lignes qui présentent son dernier opus Livre pour adultes (2016) :

« Ce livre est inspiré par la mort de ma mère, qui croyait à la joie de vivre. J'y dépeins aussi les transformations d'un village de montagne, quelques vieilles dames extraordinaires et les péripéties d'une journaliste dans la société contemporaine. Beaucoup de femmes dans ces histoires ; beaucoup de questions sur la naissance et sur le déclin.
La disparition de nos proches souligne cette double réalité de l'âge adulte : tandis que nous courons à l'abîme, le monde où nous avons grandi s'efface lui aussi. Ces réflexions traversent un roman très libre, tour à tour comique et mélancolique. L'autobiographie s'y conjugue à l'essai et à la fiction pour cerner notre destin – et les joies qui éclairent cette fatalité. 
»

Benoît Duteurtre écrit régulièrement dans Marianne, Le Figaro Littéraire, L'Atelier du Roman. Ses chroniques ont été rassemblées dans Ma Belle Epoque (2007). Il a suscité une vive polémique par son essai Requiem pour une avant-garde (1995), avant de fonder avec Marcel Landowski l'association Musique Nouvelle en Liberté qui soutient les jeunes compositeurs. On lui doit également une histoire de L'opérette en France et des documentaires pour la télévision. Depuis dix ans, il anime sur France Musique une émission au succès jamais démenti : Étonnez-moi Benoît.

Au théâtre, Benoît Duteurtre est l'auteur de Viva l'opéra comique qui a connu un vif succès salle Favart en 2004. Il a également signé l'adaptation de Véronique présentée en 2008 au Châtelet. Une nouvelle édition de L'Opérette en France est parue chez Fayard fin 2009.


Maxime Pascal

  • Conseille la Fondation sur la création contemporaine
  • Participe à la programmation de 2 Concerts d'atelier lors de la saison musicale de la Fondation
  • Aide à la découverte de nouveaux talents, pour l'entrée en résidence à la fondation, plus particulièrement les compositeurs

Dès l’âge de cinq ans, Maxime Pascal apprend plusieurs instruments, dont le piano, la batterie et le violon. Il découvre l’orchestre au conservatoire de Tarbes, puis intègre le Conservatoire de Paris où il étudie l’écriture, l’analyse musicale et l’orchestration. Avec cinq élèves du Conservatoire il crée en 2008 Le Balcon, un ensemble à géométrie variable réunissant instrumentistes, chanteurs, compositeurs, techniciens et artistes pluridisciplinaires. En 2015-2016, Maxime Pascal effectue ses débuts avec l’orchestre et le ballet de l’Opéra national de Paris. Il y dirige le Gala d’ouverture de la saison et un ballet de Jerome Robbins repris par Benjamin Millepied, Opus 19/The Dreamer. En mai 2017, il dirige à l’Opéra un programme ravélien à l’occasion du spectacle Robbins/Balanchine/Cherkaoui et l’année suivante, L’Heure espagnole (Ravel) et Gianni Schicchi (Puccini) mis en scène par Laurent Pelly. 

Récemment, Maxime Pascal a dirigé les opéras Pelléas et Melisande (Debussy) au Staatsoper Unter den Linden (Berlin) et Quartett de Luca Francesconi au Teatro alla Scala de Milan ; il a également dirigé le Hallé Orchestra au BBC Proms, l’Orchestre de la Rai, l’Orchestre symphonique de Tokyo, Les Siècles, l’Orchestre du Teatro Regio Torino, l’Orchestre symphonique national de Colombie et l’Orchestre Simon Bolivar. En 2018, il lance avec Le Balcon la production de l’intégralité du cycle Licht de Karlheinz Stockhausen (sept opéras), en commençant par Donnerstag aus Licht en 2018 et Samstag aus Licht en 2019. Parmi ses futurs projets figurent le Kammerkonzert de Berg (Kanazawa, Japon, janvier 2020), l’opéra Lulu de Berg (Tokyo Nikikai, juin 2020), la deuxième symphonie de Mahler (Mahler Chamber Orchestra, septembre 2020) ainsi que plusieurs créations, d’Arthur Lavandier (Opéra de Rouen, mai) et Pedro Garcia Velasquez (Festival de Saint-Denis, juin).