György Ligeti (1923-2006)

Publié dans Concerts de saison

18h : rencontre musicale

Présentée par Benoît Duteurtre

Avec :

  • Michael Levinas, compositeur et pianiste, membre de l'Académie des Beaux-Arts
  • Karol Beffa, compositeur, auteur de György Ligeti (Fayard, 2016)
  • Simon Gallot, musicien, auteur de Gyorgy Ligeti et la musique populaire (Symétrie, 2010)

Rencontre illustrée par des extraits de films et d'œuvres de György Ligeti (1923-2006)


20h : concert

György Ligeti (1923-2006)

  • Trois pièces pour 2 pianos
    • Monument
    • Autorportrait avec Reich et Riley (avec Chopin à l'arrière-plan)
    • Mouvement (Bewegung)
  • Études pour piano
    • Cordes à vide (1985)
    • L'apprenti sorcier (Der Zauberlehrling) (1994)
    • Vertige (1990)
  • Six bagatelles pour quintette à vent
    • Allegro con spirito
    • Rubato - Lamentoso
    • Allegro grazioso
    • Presto ruvido
    • Adagio - Mesto
    • Molto vivace - Capriccioso
  • Trio pour cor, violon et piano
    • Andantino con tenerezza
    • Vivacissimo molto ritmico
    • Alla marcia
    • Lamento, Adagio
  • Interprètes
    © FSP AB

    Biographies

    B DuteurtreBenoît Duteurtre

    Benoît Duteurtre est né à Sainte-Adresse, près du Havre. Il a grandi non loin des écrivains qu'il aime : Flaubert, Maupassant ou Alphonse Allais. Passionné de musique, il a d'abord gagné sa vie en jouant du piano.

    Son premier texte est paru dans la revue Minuit en 1982. De Tout doit disparaître (1992) à Gaieté parisienne en passant par Drôle de temps et Les Malentendus, ses romans racontent avec humour la France contemporaine. En 2001, il obtient le Prix Médicis pour Le Voyage en France. Ses livres plus récents s'aventurent parfois aux frontières du réel : Service clientèle, La Cité heureuse et La Petite fille et la cigarette (2005), ont été traduits dans plus de vingt langues. Les Pieds dans l'eau (2008), puis Ballets Roses (2009), explorent une veine plus autobiographique. La plupart de ces ouvrages sont parus chez Gallimard ou chez Fayard.

    Voici quelques lignes qui présentent son dernier opus Livre pour adultes (2016) :

    « Ce livre est inspiré par la mort de ma mère, qui croyait à la joie de vivre. J'y dépeins aussi les transformations d'un village de montagne, quelques vieilles dames extraordinaires et les péripéties d'une journaliste dans la société contemporaine. Beaucoup de femmes dans ces histoires ; beaucoup de questions sur la naissance et sur le déclin.
    La disparition de nos proches souligne cette double réalité de l'âge adulte : tandis que nous courons à l'abîme, le monde où nous avons grandi s'efface lui aussi. Ces réflexions traversent un roman très libre, tour à tour comique et mélancolique. L'autobiographie s'y conjugue à l'essai et à la fiction pour cerner notre destin – et les joies qui éclairent cette fatalité. 
    »

    Benoît Duteurtre écrit régulièrement dans Marianne, Le Figaro Littéraire, L'Atelier du Roman. Ses chroniques ont été rassemblées dans Ma Belle Epoque (2007). Il a suscité une vive polémique par son essai Requiem pour une avant-garde (1995), avant de fonder avec Marcel Landowski l'association Musique Nouvelle en Liberté qui soutient les jeunes compositeurs. On lui doit également une histoire de L'opérette en France et des documentaires pour la télévision. Depuis dix ans, il anime sur France Musique une émission au succès jamais démenti : Étonnez-moi Benoît.

    Au théâtre, Benoît Duteurtre est l'auteur de Viva l'opéra comique qui a connu un vif succès salle Favart en 2004. Il a également signé l'adaptation de Véronique présentée en 2008 au Châtelet. Une nouvelle édition de L'Opérette en France est parue chez Fayard fin 2009.


    Michael Levinas

    Reconnu internationalement dans les domaines de la création et l’interprétation, le double profil de pianiste et de compositeur, confère à Michaël Levinas une singularité très remarquée au sein de la vie musicale française et internationale.

    Parisien de naissance, Michael Levinas a reçu l’enseignement très classique et exigeant du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, menant de front des études d’instrument, la fameuse classe d’accompagnement au piano, la direction d’orchestre et les classes d’écritures. C’est dans cet établissement qu’il a rencontré les maîtres qui l’ont le plus marqué, notamment les pianistes Vlado Perlemuter, Yvonne Lefébure, mais aussi Yvonne Loriod à laquelle il présente ses premiers essais de composition. Celle-ci le fait entrer immédiatement dans la célèbre classe de Composition d’Olivier Messiaen tout en développant son répertoire pianistique et en lui enseignant le grand répertoire du XXe siècle, celui de Messiaen mais aussi les œuvres de ses élèves, Boulez et Stockhausen.

    Parallèlement à ces études classiques au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, sa formation musicale bénéficiera dès l’enfance d’une autre  tradition musicale, qui remonte à l’école russe dont sa mère, Raissa Lévy, était dépositaire. Venue de Moscou et de Lithuanie celle-ci avait travaillé plusieurs années à Vienne, notamment, avec les virtuoses et pédagogues Sirota, Isserlis et quelques autres grands maîtres du piano de l’Europe centrale. Cette tradition musicale était aussi celle de musiciens à la fois interprètes et créateurs. Olivier Messiaen et Yvonne Loriod favoriseront plus tard chez Michaël Levinas cette double vocation qui exige d’un musicien de réunir musicalement dans un même rythme l’ascèse exigeante des carrières de compositeur et de pianiste.

    Formé à la fin des ses études par ces deux personnalités majeures qui insufflent alors un puissant mouvement de renouveau artistique et de modernité en France et dans le monde, Michael Levinas débute ses premières tournées de pianiste puis toujours sous l’impulsion d’Olivier Messiaen, est nommé pensionnaire à la Villa Medicis à Rome, dirigée alors par le peintre Balthus, une autre de ses grandes rencontres.

    C’est aussi le moment névralgique où il crée en 1973 avec ses camarades de la  classe Messiaen, Tristan Murail et Gérard Grisey, l’ensemble Itinéraire, fondateur du courant spectral.
    Témoin et acteur d’enjeux majeurs de la création musicale, Michael Levinas dirige et préside cet ensemble très important durant une longue période.

    Entre ses premières œuvres comme Arsis et Thésis (1971), Clov et Hamm (1973),  Appels (1974), Froissements d’ailes (1975), Ouverture pour une fête étrange 1979), Concerto pour un piano espace ( 1977-1981), en passant par ses grandes œuvres pour orchestre telles que La Cloche fêlée ( 1988), Par-delà (1994), Evanoui (2009) ou tout récemment Amphithéâtre (2012), Michael Levinas est un pionnier quant au renouvellement de l’écriture instrumentale et l’élargissement de la palette sonore par la connaissance approfondie de l’acoustique et les environnements technologiques. Ses œuvres pour ensemble, orchestre et soliste sont créées et reprises par les ensembles, festivals et institutions les plus prestigieux en France et à l’étranger : Festival de Donaueschingen, Rencontres internationales de Darmstadt, IRCAM, Cité de la Musique, Ensemble Inter Contemporain, Ensemble Ictus, Ensemble Itinéraire, Klang Forum, Le Balcon, Radio France, Multilatérales, Biennale de Venise…
    Ajoutons que dans le paysage musical contemporain, ce qui caractérise aussi Michael Levinas est une écriture dramaturgique, un rapport au texte, au théâtre et à la scène. Michael Levinas s’est affirmé comme un compositeur d’opéras et a reçu des commandes de scènes européennes importantes. Depuis La Conférence des oiseaux (1985), on lui doit pas moins de trois grandes œuvres lyriques, toutes créées dans de grands théâtres européens : Go-gol (1996), d’après la nouvelle de Gogol, Le Manteau ; Les Nègres sur le texte de Jean Genêt ( 2004) ; La Métamorphose (2010) d’après le récit de Kafka. Cette proximité avec le texte, la littérature, la poésie est au cœur des échanges et du lien étroit que Michael Levinas a entretenus toute sa vie avec son père, le philosophe Emmanuel Levinas, qui lui aura transmis le goût des langues, de la pensée, du risque artistique, de l’interprétation et de l’écriture.
    Un nouvel opéra d’après Le Petit Prince de Saint Exupéry (commande conjointe des opéras de Lausanne et de Lille) a été créé en 2015 dans ces deux théâtres ainsi qu’au Grand Théâtre de Genève et au Châtelet à Paris, puis à Liège.

    La carrière de pianiste concertiste de Michael Levinas est significative aussi par ses choix de répertoire. Révélé très tôt par un enregistrement salué par la presse des Kriesleriana et de la Fantaisie de Schumann il signe un contrat avec Lucien Ades, qui lui permet d’être le premier interprète français de sa génération après Yves Nat à enregistrer l’intégrale des 32 Sonates de Beethoven .
    Quelques années plus tard, il enregistre l’intégrale du Clavier bien tempéré de J. S. Bach sur piano moderne.

    Michaël Levinas a poursuivi une carrière de pianiste international autour de ce répertoire auquel il joint souvent des œuvres de la fin du XXe siècle.

    Si son lien privilégié avec  le répertoire classique et romantique allemand, fait de lui  un « beethovenien » qui le situe dans  la continuation de la grande lignée des pianistes du XXe siècle, il a consacré plusieurs CD à la musique française et au répertoire contemporain (Debussy, Messiaen, Ligeti, Boulez…). L’ensemble de sa discographie se trouve chez Universal Musique, qui a souhaité marquer un temps fort de cette double carrière de pianiste et de compositeur, en produisant un coffret intitulé « Double-Face » (2011), comportant des extraits de l’ensemble discographique.

    Michael Levinas est professeur au Conservatoire national supérieur de musique de Paris et Membre de l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France.

    D'après http://www.michaellevinas.com


    Simon Gallot

    Directeur artistique de l’ensemble La Note Brève, spécialisé en musique ancienne, Simon Gallot est chanteur lyrique (basse) et joueur de vielle à roue. Avec La Note Brève, il se produit dans de nombreux festivals en France et en Europe, et depuis 2013 organise un événement mensuel au Musée des Tissus de Lyon.

    Parallèlement à son activité de musicien, Simon Gallot est musicologue. Il étudie à la Hochschule für Musik und Theater de Hambourg et à l’Université Lumière Lyon 2. Il est aussi chercheur invité à la Paul Sacher Stiftung de Bâle. En 2005, il obtient un Doctorat ès Lettres et Arts avec félicitations du jury pour sa thèse sur le compositeur György Ligeti. On lui doit plusieurs articles sur le sujet et aussi sur le compositeur György Kurtág. En 2011, Simon Gallot obtient le prix des Muses (SACEM) pour son livre György Ligeti et la musique populaire (Lyon, Symétrie, 2010). Il termine aujourd’hui la rédaction d’entretiens inédits entre Ligeti et le musicologue et compositeur Francis Bayer.


    Ensemble Ouranos

    C'est sous l'impulsion du clarinettiste Amaury Viduvier que se réunissent en 2014 cinq jeunes solistes issus du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, afin d'explorer le  répertoire du quintette à vent. Mus par leur volonté de placer leur virtuosité instrumentale - récompensée par de nombreux prix internationaux - au service du jeu d'ensemble, les membres du quintette multiplient rapidement les collaborations artistiques  et proposent une interprétation résolument personnelle des grands classiques du répertoire.

    En avril 2017, l’ensemble Ouranos remporte le 1er prix, le prix du public, le prix de la fondation Bullukian et le prix des internautes au Concours international de musique de chambre de Lyon.

    Parallèlement à son travail en quintette, l’ensemble réunit régulièrement autour de son noyau certains des meilleurs instrumentistes à vent de sa génération pour faire découvrir au public la grande richesse de la musique pour ensemble à vent.

    L’ensemble Ouranos est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis septembre 2014. Il est depuis un invité privilégié des festivals de Pâques et d'Août musical à Deauville, où il collabore avec deschambristes tels Renaud Capuçon, François Salque, Lise Berthaud, Nicholas Angelich, Bertrand Chamayou, Guillaume Vincent ou encore le quatuor Hermès.

    Depuis sa création, l’ensemble Ouranos s’est déjà produit aux Flâneries Musicales de Reims, aux Escapades Musicales du bassin d’Arcachon, au Festival Debussy d’Argenton, au Festival de Pâques et à l’Août Musical de Deauville, au théâtre d’Auxerre, au Festival Jeunes talents de Loudun, au Festival du Prieuré de Chirens, aux Musicales du Parc de Wesserling, au Château de Saint-Ouen…

    Prochainement, l’ensemble partagera la scène avec l’ensemble Les Dissonnances, et enregistrera son premier album pour le label NoMadMusic.


    David Petrlik violon

    David Petrlik débute le violon à six ans auprès d'Andrej Porcelan et poursuit sa formation au conservatoire de Clermont-Ferrand dans la classe d'Hélène Friberg-Chenot. Admis à quatorze ans à l’unanimité au Conservatoire national supérieur de musique et de Paris dans la classe de Boris Garlitsky et d’Igor Volochine, il poursuit également une formation de musique de chambre dans les classes d’Itamar Golan, Claire Désert, François Salque et Marc Coppey. En 2015, il obtient son master avec les félicitations et poursuit sa formation dans le cycle d’excellence « Konzertexamen » à l’université des arts d'Essen. La même année, il est invité à l’International Music Academy (Suisse) où il côtoie des musiciens tels Pamela Franck, Nobuko Imaï, Sadao Harada et Seiji Ozawa, son fondateur.

    David Petrlik remporte le 1er prix des concours internationaux Kocian (Répuplique Tchèque) et Flame (France). Il est lauréat du concours Jasha Heifetz (Lituanie) et Ginette Neveu (France) où il remporte à deux reprises le prix du public, ainsi que du concours Rodolfo Lipizer (Italie). David est aussi le lauréat de la bourse Huguet-Bourgeois de la fondation de France et a été nommé « Génération Spedidam ».  En 2016, il remporte le prix André Boisseaux qui lui permet d'enregistrer son premier disque Modernités françaises avec le pianiste Itamar Golan (Soupir éditions) paru en septembre 2017.

    David a été l'invité de nombreux festivals tels la Roque d’Anthéron, le Bratislava Music Festival, le festival de Pâques et l’Août musical de Deauville, la Chaise-Dieu, le Printemps des Alizés etc. ll suit les conseils de Vadim Repin, Léonidas Kavakos, Pinchas Zukerman, Vadim Gluzman, du trio Wanderer et Christian Ivaldi à l’occasion de différentes masterclasses. Il a joué en musique de chambre auprès de Jean-Frédéric Neuburger, Jérôme Ducros, Marc Coppey, Eric le Sage, Boris Garlitsky, Adam Laloum, Emmanuel Strosser, Jonas Vitaud, Amaury Coeytaux, Pierre Fouchenneret, Victor Julien-Laferrière, Yan Levionnois, Adrien et Christian-Pierre La Marca, Thomas Hoppe, Vassily Sinaïsky, Guillaume Bellom, etc.

    David joue un violon Guarnerius "ex Schubert" de 1702 prêté par la fondation Villa Musica Rheinland-Pfalz (Allemagne).

    Il a fondé avec Raphaël Sévère, Volodia van Keulen et Théo Fouchenneret l’ensemble Messiaen en résidence à la Fondation Singer-Polignac.


    Jonas Vitaud piano

    Jonas Vitaud commence le piano à six ans et l'orgue à onze ans. Formé par Brigitte Engerer, Jean Koerner et Christian Ivaldi, il obtient quatre 1er prix en piano, musique de chambre, accompagnement et harmonie au Conservatoire national supérieur de musique de Paris.

    Lauréat de plusieurs concours internationaux tant en soliste qu'en chambriste (Lyon,

    ARD de Munich, Trieste, Beethoven de Vienne), Jonas Vitaud se produit dans de prestigieux festivals: La Roque d'Anthéron, Lille Piano(s) Festival, Orangerie de Sceaux, Piano aux Jacobins, Pâques à Deauville, le festival de la Chaise Dieu, les Fêtes musicales de Nohant, le festival Chopin de Bagatelle, Richard Strauss Festival en Allemagne, Automne Musical de Caserta en Italie, iDans d’Istanbul, Summer Festival de Dubrovnik, French May à Hong Kong.

    Il joue dans toute l’Europe mais aussi en Russie, Chine, Turquie, Japon, Etats-Unis.

    Jonas Vitaud se produit avec des orchestres comme celui de Mulhouse, Toulouse (orchestre du Capitole et orchestre de chambre), l'orchestre des Pays de Savoie, l'orchestre Philarmonique de Moravie, l'orchestre de la Radio de Munich, avec des ensembles vocaux (Sequenza ou les Solistes de Lyon) et de musique contemporaine.

    Il réserve une place privilégiée pour la musique de chambre et joue avec des artistes tels Bertrand Chamayou, Sumi Hwang, Thierry Escaich, Christian-Pierre La Marca, Geneviève Laurenceau, Yann Levionnois, le quatuor Zaïde.

    Passionné par la musique de son temps, Jonas Vitaud a travaillé avec des compositeurs tels Henri Dutilleux, Thierry Escaich, György Kurtag, Philippe Hersant. Il crée plusieurs pièces de Christian Lauba et notament son triple concerto avec l'orchestre de Mulhouse.

    Son premier disque solo consacré à Brahms paraît chez Orchid Classics. En 2016 paraissent deux disques solo, un premier en homage à Henri Dutilleux pour Nomad Music et le deuxième autour des saisons de Tchaïkowski chez Mirare.

    Jonas Vitaud enseigne au Conservatoire national supérieur de musique de Paris depuis 2013.

    Un disque consacré à Léos Janáček enregistré en 2014 à Deauville a paru chez B Records.

    Jonas Vitaud est artiste associé en résidence à la Fondation Singer-Polignac.


    Nathanaël Gouin piano

    Nathanaël Gouin commence l’étude du piano et du violon à l’âge de trois ans. Formé au Conservatoire naitonal supérieur de musique de Paris, à la Juillard School de New York, mais également aux Hochschule für Musik de Freiburg et de Munich, il a été en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth de Belgique, auprès de Maria Joao Pires, qui le présente ainsi au public depuis 2014 dans le cadre du projet Partitura, concept qui allie différentes générations de musiciens dans le partage de la scène.
    En 2016, il enregistre le concerto pour piano et orchestre d’Edouard Lalo avec l’orchestre symphonique de Liège placé sous la direction de Jean-Jacques Kantorow (Outhere). Nathanaël Gouin a formé un duo avec Guillaume Chilemme, dont le premier enregistrement remarqué des sonates de Ravel et Canal est paru en 2014 (Maguelone). Un album Schubert est également attendu en 2017 (Aparté).

    Nathanaël Gouin a remporté le 1er prix du concours Johannes Brahms de Pörtschach (Autriche) ainsi que le 1er prix du concours de duos de Suède, il est lauréat du concours de musique de chambre de Lyon, ainsi que des fondations Banque Populaire et Meyer.

    Soliste et chambriste recherché, il se produit en Europe, en Asie, ou encore aux Etats-Unis lors de nombreux concerts. Invité à donner des concerts dans le cadre de festivals tels que les Folles journées de Nantes ou le festival de la Roque d'Anthéron, ou dans des salles telles que le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles ou la Cité de la musique à Paris, il se produit fréquemment avec orchestre ainsi qu’en récital et collabore avec de nombreux ensembles tels le Philharmonique de Liège, l’orchestre national d’Ile-de-France, le Brussels Philharmonie, ainsi que le Chœur de Radio France. Passionné de musique de chambre, il a joué avec Maria-Joao Pires, Gary Hoffman, Augustin Dumay, Jean Claude Pennetier, les quatuors Voce et Cavatine, Bruno Delepelaire, Michel Dalberto, Francois Salque, José Van Dam, Raphaël Pidoux, Raphael Sévère et Fabrice Millischer.
    Nathanaël Gouin est le pianiste du quatuor Brahma, en résidence à la Fondation Singer-Polignac.


    Philippe Hattat piano

    Né en 1993, Philippe Hattat entame ses études musicales à l’âge de huit ans au Conservatoire de Levallois-Perret. Il entre en 2003, au Conservatoire à rayonnement régional de Paris en classe de piano, puis en 2006 en classe d’accompagnement (avec Ariane Jacob, Jean-Marie Cottet et Philippe Biros) et passe simultanément un baccalauréat littéraire. Il est parallèlement l'un des « disciples » de Jean-Marc Luisada qui lui ouvre de nombreuses voies d’interprétation. En 2011, il entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de piano de Jean-François Heisser et dans celle d’accompagnement de Jean-Frédéric Neuburger. En 2013, il suit le cursus supérieur d’écriture et obtient le prix d’harmonie avec Jean-François Zygel, le prix de contrepoint avec Pierre Pincemaille et le prix d’écriture XXe-XXIe avec Alain Mabit. En 2014 il entre en Master de musique de chambre dans la classe d’Itamar Golan, en trio avec François Pineau-Benois (violon) et Nil Kocamangil (violoncelle).

    Philippe Hattat s’est produit dans de nombreux festivals en tant que soliste : Les Nuits musicales de Pise ; Musique au moulin (Moulin d’Andé) ; Musique et Terroir à Caunes-Minervois ; Le Brulhois musical ; l’Heure musicale au Marais (Paris) ; Festival Chopin (Paris) ; l’Orangerie de Sceaux ; Festival du Palazzetto Bru Zane (Paris) ; Musica da Casa Menotti (Spoleto, Italie) et La Roque d’Anthéron. En tant que chambriste, il participe aux Journées Ravel de Monfort-l’Amaury ; Musiques sur Ciel de Cordes-sur-Ciel ; Moments musicaux de Chalosse ; Printemps de l’Académie Maurice Ravel de Saint-Jean-de-Luz ; Gümüşlük Klasik Müzik Festivali en Turquie. Avec  l'orchestre de chambre tchèque Camerata bohemia (direction Rémi Gousseau) et l’orchestre Bel’Arte (direction Richard Boudarham), il participe en tant que soliste aux Estivales en Puisaye-Forterre. En tant que clavier d’orchestre, il participe aux Folles Journées de Nantes 2013 avec l’orchestre Poitou-Charentes (direction : Jean-François Heisser) ainsi qu'au 32ème festival Aspect des Musiques d’Aujourd’hui (Caen) avec l’ensemble Multilatérale (direction Kanako Abe). Philippe Hattat est souvent sollicité pour l’accompagnement vocal avec chœur (accompagnement occasionnel des chœurs Francis Bardot) ou avec chanteurs solistes. Il a également été chef de chant pour l’opéra Les Contes de la lune vague après la pluie de Xavier Dayer (coopération entre la Fondation Royaumont, l’ensemble Linea, l’opéra de Rouen et l’Opéra Comique).

    Compositeur, Philippe Hattat a suivi l’enseignement de Michel Merlet à Levallois-Perret (2005- 2011) en composition et orchestration. Il pratique le clavecin et l’orgue depuis 2008 avec Benjamin Steens. Il joue également du violoncelle. En octobre 2014 il entre dans la classe d’improvisation à l’orgue de Pierre Pincemaille au Conservatoire à rayonnement régional de Saint-Maur-des-Fossés et obtient son prix dans cette même discipline en juin 2016. Très impliqué dans la création contemporaine, il a dernièrement participé à deux premières mondiales : le cycle de mélodies Imago Mundi d’Olivier Greif avec le baryton L’Oiseleur des Longchamps en mai 2016 puis la création mondiale partielle des Études pour piano de Philippe Manoury, avec Jean-Frédéric Neuburger au Festival Berlioz (2016). Attaché tant au répertoire qu’à la création contemporaine où à la redécouverte de compositeurs moins connus (Séverac, Durosoir, etc), son horizon musical s’est élargi à l’étude et la pratique de la musique médiévale (chant grégorien, polyphonies vocales improvisées) et des musiques traditionnelles extra-européennes (pratique du gamelan de Java central, étude des polyphonies vocales géorgiennes avec l’ethnomusicologue Simha Arom, etc).

    Philippe Hattat est lauréat du concours international de piano Claude Bonneton de Sète (2010 ; 1er prix et prix du public), du concours international de piano d’Orléans (2016 ; Prix mention spéciale Ricardo Viñes, Prix mention spéciale Alberto Ginastera, et Prix de composition André Chevillon – Yvonne Bonnaud), et du Concours international Giorgio Cambissa (2016).

    Outre ses activités musicales, Philippe Hattat s’intéresse à de nombreux autres domaines du savoir (sciences physiques, géologie, philosophie, archéologie, anthropologie, etc.), avec une prédilection certaine pour la linguistique comparative et les origines du langage.