Copié sur des brouillons de promenade (non daté)

En communauté de pensées et d'actes à distance :

Sur une pierre moussue repos choisi au milieu des grands sapins de la belle et ombreuse forêt d'Amerans, après avoir hésité entre cette place et une autre, plus sauvage, suspendue au milieu des espaces alpestres, entre deux abimes, (illis ?)           sans intimitié pour mes dessins, bonheur dans ma poche, de votre lettre non encore ouverte reçue avant mon départ pour la promenade, assis sur cette pierre moussue J'entrouvre votre lettre... la vue d'un (?) de deuil me la fait refermer aussitôt. J'ajourne la lecture à mon retour après dîner. Au dessus de moi des millions de mouches bourdonnent dans les hautes cimes baignées par le soleil et remplissent la forêt d'une note tenue perpétuelle invariables, un (note de musique sur portée) comme posée sur la corde d'un immense violon invisible.

J'aspire à pleins poumons, car ici, pour la première fois, je l'éprouve (?), j'aspire l'air jusqu'au bout et à fond de poitrine, ce qui vous serait très profitable aussi, j'aspire l'air embaumé des sapins et toute ma première enfance en est évoquée ; je me retrouve au pays de Bavière qui vit naître mes premières impressions terrestres car l'Enfance est encore près de la terre et il en reste un vestige qui traverse toute la vie. Et comme on s'en enivre en le retrouvant, ce vestige, par les senteurs du dehors, avec un serrement de tristesse aussi au souvenir de toutes les jeunes espérances déçues.

Et ici bas dans cette vie d'emprunt où l'on se sent toujours isolé, comme de passage, et peu fait pour ce qu'on y fait, ces subits envahissements physiques des choses et que les choses seules donnent, nous entrouvrent à la dérobée des impressions d'au delà, peut-être celui d'un monde à venir et supérieur, où nous vibrerons alors au contact d'Etres semblables et non plus de choses, comme en cette vallée de solitude.

Je viens d'ouvrir enfin votre lettre à la machine, la désinvolture du début m'a mis en joie. J'aime le : "Quoique ma machine à écrire soit complètement détraquée, je n'hésite pas un instant à vous imprimer un mot de remerciement..."

Je ne me souviens pas de la teneur de la lettre qui vous a semblé si gentille, elles sont toutes pareilles pour moi car je vous aime toujours de même.

Les Prières préservatrices des chutes de cheval m'ont très diverti. Merci pour le mot très aimable de Lobre (?). Je vous prierais de m'envoyer dans votre prochaine lettre deux de mes cartes de visite (j'ai oublié d'en prendre) pour que je puisse répondre à Lobre tous mes remerciements ; vous trouverez de mes cartes dans le tiroir de ma petite table laquée noire à pieds torses, serrées dans un portefeuile satin rayé jaune et bleu (chambre à coucher).

J'ai en effet lu l'article intitulé "Amateurs" signé Arsène Alexandre ; n'est-ce-pas Barrès qui a déjà signé sous cenom un article peu flateeur à propos de B.B. dans le temps.

Je crains que son article sur Guillaume II ne la couvre de ridicule...

Utopie et désarmement ! !

C'est décidément la grande Bouffonerie.

Bien que l'article incrimine les exposants de la rue Ponthieu (artistes-amateurs) où vous figuriez il ne peut vous atteindre au Champ de Mars, où seuls les artistes exposent. Somme toute, il y a beaucoup de bonnes vérités dans cet article. La réclame pour la réclame (caractérisée en effet par la manie du portrait) est toujours un vilain et sale mensonge, d'ailleurs bien vite percé à jour. Et l'on est puni où l'on a péché, c'est à dire par un article d'en tête du Figaro, qui d'ailleurs, et bien entendu, se déjuge. Montesquiou y était arrivé par l'influence Magnard-Ctesse Greffulhe. Il n'en va plus de même aujourd'hui.

Good bye dearest je vous embrasse bien tendrement et vous embrasserais bien plus endrement encore si je n'étais pas le lépreux (voisin) de la cité d'Aoste.

Votre bien aimant

Edmond

mercredi 24 (sans date)

Princesse

Permettez-moi de vous remercier de m’avoir convié à deux régals artistiques comme ceux d’hier et d’avant-hier.

J’ai éprouvé de réelles jouissances à entendre deux fois ces belles oeuvres que j’aime dans un cadre qui semblait fait pour les faire valoir.

Cet atelier est vraiment une merveilleuse salle de musique et il a sur les salons ce grand avantage que l’élément mondain, d’habitude gênant et décevant,n’y abolit nullement l’impression d’art.

C’était vraiment de très belles et très dignes fêtes.

Pardonnez-moi de vous écrire cela tout crûment, mais je n’ai jamais su garder mes impressions pour moi tout seul -

Merci donc encore, Princesse, et veuillez accepter le sincère hommage d’un déjà ancien ami, Vincent d’Indy.

Lundi

Ma chère petite Winnie

On le sent, quand vous n'êtes pas là ; il manque un des piliers de l'amitié la plus chère, et de l'intelligence. Même quand je ne vous vois pas, je sais que près de moi, au tournant de la rue, il y a la raison et le coeur accordés l'un avec l'autre par ce luthier céleste qui ne fait que très peu de ces nobles et parfaits instruments. Combien la masse de l'orchestration humaine est imperfection, qui attriste ou fait souffrir. Ce qu'il y a de plus rare, c'est qu'un esprit plein de méthode et de sagesse ait aussi le feu qui maintient dans l'âme et dans la vie cet état de ressemblance perpétuelle avec soi-même, et d'éternelle jeunesse dont nous sentons bien qu'elle, - cette jeunesse profonde, - nous a été donnée pour tout le temps qui va de la naissance à la mort, avec tout ce qu'elle comporte de feu et de désespoir.

Je suis heureuse que vous soyez bien à Pau, ici il fait très beau aussi, mais c'est le bleu froid d'un ciel d'Occident, au lieu du commencement de l'Espagne. J'espère que vous ne toussez plus. Je pense à vous avec toute ma fidèle et tendre affection dévouée. Anna.

(janvier 1896 ? non daté)

Chère Princesse,

Je veux vous remercier encore pour la belle soirée d'hier. Je vous suis bien sincèrement reconnaissant !

Tâchez que je vous voie souvent : votre esprit me fait du bien ,même quand vous vous moquez de moi! et vous me donnez le désir de travailler.

Pour vous deux mes sentiments les plus dévoués et affectueux.

Gabriel Fauré

J'ai rêvé de votre Prélude. Mais comme il dénonce une âme agitée !

Madame

Vous devancez gracieusement les voeux que je formais moi-même de n'en point demeurer là de notre rencontre aimable de l'an dernier.

Mais plusieurs sortes de mises en oeuvre de mes travaux m'ont grandement absorbé jusqu'ici.

Veuillez donc bien me savoir dès aujourd'hui très désireux de vous aller voir, ou recevoir moi-même, selon tel rendez-vous qu'il vous plairait de fixer, pour donner suite à des propos esthétiques dans la bonne acception d'un grand mot souvent profané.

Je vous salue, Madame, avec l'affectueuse assurance de mes respectueux sentiments. Comte Robert de Montesquiou Fezensac

8 rue Franklin.

12 mai 82

(juillet (?) 1891 ? non daté)

Chère Princesse

Je n'aurais jamais cru que j'aurais à ce point la nostalgie de l'Italie ! Mon esprit se promène toujours en gondole dans une barcarolle ininterrompue ! Cela est fort triste car rien ne ressemble moins à une barcarolle que mes occupations et rien n'est plus dissemblable que la Madeleine et l'Eglise des Frari! J'en arrive à ne plus même vous parler de ce délicieux passé tant je sens que nos autres compagnons ne sont plus à l'unisson. Leurs esprits, probablement plus actifs que le mien, se contentent des éléments ordinaires que chaque jour leur apporte. Je leur envie cette faculté d'attendre une distraction de chaque heure nouvelle au lieu de s'enfoncer à plaisir dans des regrets stériles ! Mais ce qui me paraît le plus cruel c'est la constatation absolue qu'aucun de vous n'est resté complètement le même. Tous vous avez changé plus ou moins. Pour vous qui avez mille soucis et qui avez traversé de véritables ennuis, ce petit changement s'explique trop, hélas ! Et combien je voudrais qu'il fût en mon pouvoir de dissiper toutes vos pénibles préoccupations!

i je ne vous en parle jamais ne croyez pas que je n'y pense pas sans cesse ? Malheureusement je n'y puis que penser, ce qui ne vous est que d'un bien mince secours ! Revenez : nous ferons beaucoup de musique. Cette semaine j'en ai entendu énormément. Trois symphonies de Beethoven entre autres. Cela c'est déconcertant tant çà reste puissant et gigantesque ! La musique qui contient véritablement de la musique devient de plus en plus rare et je suis plus résolu que jamais à tâcher d'en mettre dans tout ce que j'écrirai. Mes contemporains sont trop enclins à se contenter de l'effet orchestral !

Adieu, chère Princesse, et à bientôt n'est-ce-pas ?

Votre tout dévoué et profondément affectionné Gabriel Fauré.

Les Roger Jourdain reviennent à Paris dans deux ou trois jours.

Arcueil. Cachan, le 10 oct. 1918

 

Chère & Bonne Princesse ---- Je viens vous demander un grand service. Lors de ma condamnation, vous m'avez remis très amicalement une somme de onze cents francs. Sur cette somme, j'ai payé 211F, 26. Il reste donc 888F, 74.

C'est ici que je m'adresse à vous - -

A la suite des malheurs & des originalités de la présente guerre, je me trouve dépourvu de sous, ducats & autres objets de ce genre. Le manque de ces bibelots fait que je ne suis pas très à mon aise. Oui, - --  & La Nécessité* (*un bien drôle d'animal) me fait, Chère Madame, me tourner vers vous, & m'incite à vous prier de m'autoriser à me servir des 888F, 74 dont il est question plus haut.

Vous savez, Princesse, que je n'ai nullement l'intention de donner un sou au noble critique cause de mes maux judiciaires. Cent francs me suffiront pour le mener en référé & pour parer ses mauvais coups, & lui tenir tête, s'il m'attaque.

Puis-je disposer de ce reliquat ?

Comme avance ?

------ Comment allez-vous ? j'ai eu de vos nouvelles par Madame Cocteau. Picasso m'a dit vous avoir vue. Quand aurai-je ce plaisir ?

Je ne compte pas vous envoyer "Socrate" avant de vous l'avoir soumis (lire : de vous l'avoir soumis à l'audition). Je remets l'orchestre au net. L'ouvrage reste ainsi que nous en avions parlé tous deux, Chère & Bonne Princesse.

Nous aurons un joli spectacle avec le Renard, car l'oeuvre de Stravinsky est bien, très bien. Revenez vite, Madame ; portez-vous bien; & croyez-moi votre respectueux et dévoué,

Erik Satie.

Kurt Weill

9bis place Ernest Dreux

Louveciennes (S. et O.)

Téléphone (?)                                                                           15 décembre, 1933

 

Princesse,

Je me réjouis beaucoup de pouvoir vous communiquer que je viens d'achever le brouillon de ma première symphonie que j'écris pour vous. J'espère que la partition sera finie à la fin du mois de janvier.

J'écrirai maintenant à R...(illis) pour lui proposer le projet dont je vous ai parlé.

Sincèrement le vôtre,

Kurt Weill 

Paris 23 janvier 1895

Mon cher Président (ce titre à seule fin de vous rappeler le concours musical de Lyon où je vice-présidais sous votre commandement en chef, ô joyeux Victorin, en compagnie du savant Gustinel, lequel fut fort marri d’avoir un Wagnérien pour collègue).

Blague à part,... hélas « je suis tout à fait incapable » (cette citation est-elle tirée d’un opéra de Wagner, je ne saurais le dire) de faire, même pour vous, ce que vous me demandez si gentiment - ce, pour plusieurs raisons dont la première est que pas plus que vous je ne connais les oeuvres d’Holmès...vous me direz qu’en ma qualité de professionnel, je devrais le connaître, mais, fait-on toujours ce qu’on doit dans cette p...de vie ?

Or, je ne connais de la dite Augusta que:

1° Un vieux prélude d’Héro et Léandre, joué il y a longtemps, très longtemps, à la Soc.Nat.

2° Plusieurs mélodies, interprétées à vomir par Madame de Trédern qui ne se préoccupait que de faire un sort érotique à chaque note, on cherchait le marlou...

3° Les Argonautes, chez Pasdeloup, vers 1878, je crois, çà date... et de cette audition, il ne me reste que deux souvenirs bien précis, le 3ème acte de Nana à l’Ambigu (je vous expliquerai çà un jour chez Kimkelmann, çà serait trop long ici) et une phrase dite avec obstination par les choristes - dames- , dans la 2ème partie (je crois) des Argonautes, ce vers était :

« Mets ton membre à l’eau !

« Mets ton membre à l’eau ! »

sur le rythme sautillant : citation musicale, portée)

On m’a affirmé depuis que dans le livret, il y a « Mêlons l’ombre à l’eau », mais je suis cependant sûr davoir entendu la susdite phrase.

Franchement, ces souvenirs très vagues, comme la mer Egée, peuvent-ils fournir le sujet d’un travail critique sérieux comme tout ce qui sort de votre plume, autorisée, ô chevalier Victorin ?

Je ne le pense pas.

Maintenant, je vous vois d’ici me demander, avec un certain air de reproche qui m’est sensible, je l’avoue, : « Mais pourquoi ne connaissez-vous pas autre chose de la bonne déesse Augusta ? »

Ah voilà - çà, je suis très embarrassé pour le dire - mais je vous le dirai tout de même, à vous.

C’est que, lorsque plusieurs productions d’un Monsieur ( ou d’une dame) ne me sont pas très sympathiques, (çà n'empêche pas les productions en question d’être bonnes) je n’éprouve pas le désir d’en connaître d’autres, c’est chez moi un vice honteux de conformation intellectuelle, je le reconnais ; ainsi par exemple, je suis persuadé que Madame Trélort connaît beaucoup plus de Widor que moi... cependant je ne veux pas comparer ce mâle du condor à la bonne Augusta, car j’estime infiniment plus celle-ci. Hein , ai-je assez développé ma première raison de ne pas vous donner de renseignements ?... je passe à la seconde qui a aussi sa valeur : c’est que Holmès ayant été réellement très gentille et très bonne camarade pour moi lors du Concours de la Ville qui donna le prix au « Chant de la cloche », car,c’est grâce à son interprétation très chaude que ma partition eut l’heur d’attirer l’attention des membres du Jury, je ne puis être impartial dans mon jugement sur ses oeuvres et, bien qu’ainsi que je vous l’ai dit, ce que j’en connais ne me soit pas très sympathique esthétiquement (j’aime tout de même mieux çà que du Pierné) je ne puis m’empêcher de sentir la reconnaissance glisser au bout de ma plume pour m’empêcher d’en dire du mal. Et maintenant, si vous persistez à me demander un avis que pour plusieurs excellentes raisons je ne puis pas vous donner, je ne pourrai que vous présenter sur elle un compte en partie double qui est, alors, bien réellement l’impression de ma pensée sur ce que je connais de ses oeuvres : Avoir

A/ Des aspirations d’un ordre élevé qui lui font dédaigner les petits succès faciles et chercher les vastes plans et les oeuvres longues.

B/ La ténacité dans l’exécution de ces vases plans, et c’est une réelle qualité, car combien de nos amis n’avons-nous pas vu tenter une grande oeuvre et s’arrêter, fatigués, au milieu de l’exécution ?

C/ La préoccupation de faire de l’art élevé et décoratif, ce qui pourrait absoudre les lâchages harmonqiues reprochés par Kerval.

D/ Son admiration profonde pour Franck qui ne fut pourtant que très peu son maître.

Débet

A/ Etant femme et manquant par nature de ce que les choristes Argonautiques voulaient voir mettre à l’eau, n’être préoccupée que de faire comme si elle en avait.

Résultat : des oeuvres grosses plutôt que grandes, avec des érections en baudruche  (probe pudor !)

Il y a un dénommé La Fontaine qui a parlé de çà sous le titre La Grenouille qui... mais pour Holmès, il faudrait choisir un exemple plus rapproché du boeuf que la grenouille (ne voyez aucune intention méchante dans ce que je dis là, je veux dire seulement qu’elle est aussi artiste et aussi haute de pensée que peut l’être une femme, mais que malgré tout cela, il lui manquera toujours quelque chose)

B/ Pas assez de discernement dans le choix de ses idées musicales qui sont malheureusement souvent peu distinguées, en raison du défaut précédent qui lui fait considérer la violence comme l’équivalent de la force, ce qui est cependant essentiellement différent, et alors, pour faire viril, elle fait commun. Même défaut dans son instrumentation où les timbres excessifs dans la sonorité sont toujours crûment employés (je ne parle que des oeuvres que je connais, bien entendu)

Pouvez-vous vous contenter de çà ? cher Monsieur Victorin,...j’en doute, mais très sincèrement, je ne puis en dire plus sur Holmès parce que d’abord je ne connais pas et qu’ensuite, si je connaissais et que tout me parût mauvais, je ne voudrais pas. Sérieusement, il y avait de bonnes choses dans les Argonautes, ou l’excessif empêchait souvent d’apprécier d’une façon juste, et il me semble qu’il est équitable de ne pas trop jeter la pierre à une artiste qui, en somme, a été en son temps l’équivalente de l’actuel Charpentier de la Vie du Poète, présentant les mêmes qualités et les mêmes gros défauts, avec cette circonstance atténuante qu’elle était femme et manquait en conséquence de secrétions productives. Ca sera peut-être très bien à l’Opéra. Avec mes regrets de ne pouvoir vous fournir plus de matière, croyez, chère Madame Victorin (c’est un joli nom d’ouvreuse) à mes plus amicaux sentiments. Vincent d’Indy Guérissez-vous vite !

2 août ou avril ? années de guerre ?

Ma bien chère,

Je vous écris tout en causant avec Monsieur Froteau. Il va répondre à toutes vos questions, je me borne à vous dire que je vous crois plus en sécurité à Londres, nos approvisionnements ici n'étant pas faits à l'heure actuelle, et les victuailles devenant difficiles à se procurer. Bien entendu, si vous veniez, je partage tout avec vous. J'avais envoyé hier Gélin au Ministère de la Guerre pour qu'il demeurât chauffeur attaché à votre automobile au cas où elle serait réquisitionnée ; mais on lui a répondu qu'il lui fallait une autorisation signée de vous. Il est trop tard, il a dû rejoindre son corps ce matin. Vos voitures jusqu'à présent sont chez vous, libres, mais seront probablement réquisitionnées au plus tôt. Voyant aujourd'hui une situation inextricable quant aux voitures, j'ai prié Monsieur Froteau de bien vouloir me laisser pendant quelques heures votre voiture aujourd'hui avec le chauffeur le meilleur de la Comtesse de Béarn qui a la bonté de le mettre à ma disposition pour la journée d'aujourd'hui. Mon amie bien-aimée, réfléchissez avant de revenir, vous pouvez être utile aussi là-bas, mais si vous êtes ici vous savez que je suis pour toujours votre soeur, Anna.