Cordes sensibles

Publié dans Concerts de saison

Prologue

La musique de chambre pour cordes est une voie royale qui relie le classicisme, le romantisme et la musique moderne. Nombre de compositeurs y ont donné la quintessence de leur art dans des formes épurées, favorable au jeu et au dialogue des voix. Le quatuor à cordes, en particulier, est à lui seul une religion musicale ; mais ce sont aussi le duo, le trio, le quintette, le sextuor, qui ont inspiré les musiciens. On va le voir dans ce programme qui relie le premier classicisme viennois à son apogée, dans le divertissement K.563 de Mozart, à la seconde école de Vienne tout juste naissante dans l'admirable sextuor à cordes du jeune Schönberg : La Nuit transfigurée.

Daté de septembre 1788, le Divertimento K.563 de Mozart a vu le jour parmi une floraison de chefs d’œuvre. Au cours des mois précédent ont été achevés le concerto « du Couronnement » et les trois grandes symphonies ultimes. Mais cette période est également marquée par les difficultés matérielles, et Mozart reçoit le soutien de quelques amis comme Johann-Michael Puchberg, son frère en maçonnerie qui organise des soirées musicales. Mozart lui a déjà dédié deux trios, et c'est encore pour lui qu'il conçoit ce divertissement pour violon, alto et violoncelle, dans la tonalité très maçonnique de mi bémol majeur. Voilà donc une œuvre fraternelle, où le ton de la confidence se mêle à une forme de sérénité musicale et à de merveilleuses originalités d'écriture. D'où l'enthousiasme des commentateurs qui voient dans cette partition l'une des grandes créations mozartiennes, à l'instar de Jean-Victor Hocquard qui la désigne comme « une des œuvres-clef de la pensée de Mozart » notamment de par son « langage à la fois chantant et contrapuntique. »

Au temps de Mozart, le terme « divertimento » s'applique à des formations diverses, qu'il s'agisse d’instruments à cordes, d'instruments à vent ou d'un mélange des deux. Plus précisément, le divertimento « Puchberg » est en réalité un trio à cordes, qu'on peut aussi bien classer dans cette famille. Mais le terme « divertimento » désigne également une libre succession de mouvements de nombre variable (entre trois et sept) – ce qui le différencie de la traditionnelle forme-sonate en trois ou quatre parties (celle des quatuors, concertos ou symphonies). Ainsi cette composition comporte-t-elle six mouvements : un allegro au développement magistral ; un adagio qui offre, dans sa partie centrale, de surprenantes modulations ; un premier menuet ; un admirable andante à variations ; un second menuet aux allures de danse paysanne ; et un allegro final.

Cent-dix plus tard, dans la même ville de Vienne, le jeune Arnold Schönberg, musicien autodidacte, s'apprête à inventer un langage entièrement nouveau qui s'épanouira dans la « seconde école de Vienne ». Il n'en est pas moins profondément attaché à la tradition, celle de la musique allemande en particulier ; et c'est chez les grands compositeurs des siècles passés qu'il va trouver les modèles qui nourriront son imagination. Écrivant un texte sur ces influences, il citera côte à côte Bach, Beethoven, Wagner, Brahms... et bien sûr Mozart auquel il dit devoir certains idées comme « l'inégalité de la longueur des phrases », « l'art de la formation d'idées secondaires » ou encore « l'art d'introduire et de transiter ».

Quand il compose La Nuit Transfigurée, en 1899, le jeune Schönberg est encore un héritier du romantisme, dont on ne sent guère percer les tentations atonales et dodécaphonistes. Après des années d'exercices musicaux variés, il vient de publier ses premiers lieder op. 1, 2 et 3. C'est donc la quatrième place de son catalogue qui revient à cette nouvelle création, purement instrumentale, mais inspirée elle aussi d'une poésie. Schönberg a en effet calqué la forme de sa composition sur un poème du recueil La Femme et le monde (Weib und Welt) de son ami Richard Dehmel, qui décrit la conversation de deux amoureux sous la lune. L'œuvre traduit ainsi l'amour de Schönberg pour Mathilde von Zemlinsky, la sœur du compositeur, la sœur d'Alexander von Zemlinsky, qu'il épousera peu après.

La combinaison instrumentale par paires est la plus courante pour un sextuor à cordes : deux violons, deux altos, deux violoncelles. La forme, typique du romantisme tardif, comporte cinq parties enchaînées en un seul vaste mouvement. L’écriture et le langage harmonique laissent percer l'influence de Wagner et de Brahms, avec certaines audaces qui choqueront les cercles musicaux viennois, certains refusant même d’exécuter ce sextuor sous prétexte qu'on y trouve un accord de neuvième dans un renversement « qui n’existe pas ». Commentaire désabusé de Schönberg : « Donc pas d'exécution non plus, puisque l'on ne peut évidemment pas exécuter quelque chose qui n'existe pas ». Finalement créée à Vienne le 18 mars 1902, Die Verklarte Nacht est devenue de nos jours une des œuvres les plus jouées du compositeur - et même une des rares qui suscite l'enthousiasme bien au delà des passionnés de musique moderne.

Benoît Duteurtre

Programme

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

Divertimento pour violon, alto et violoncelle en mi bémol majeur K. 563

  • Allegro
  • Adagio
  • Menuetto
  • Andante
  • Menuet
  • Allegro
Interprètes
  • Guillaume Chilemme violon
  • Marie Chilemme alto
  • Victor Julien-Laferrière violoncelle

Arnold Schoenberg (1874-1951)

La Nuit transfigurée pour deux violons, deux altos et deux violoncelles opus 4

  • Ouvertüre
  • Tanzschritte
  • Thema mit variationen
  • Gigue
  • Verklärte Nacht
  • Rasche Viertel
  • Mässige Viertel
  • Gehende Viertal
Interprètes
  • Liya Petrova, Guillaume Chilemme violon
  • Adrien La Marca, Marie Chilemme alto
  • Victor Julien-Laferrière, Yan Levionnois violoncelle

©FSP JFT

Bioraphies

Liya Petrova 2Liya Petrova violon

Liya Petrova est née en 1990 à Sofia, Bulgarie, dans une famille de musiciens. Dès l'âge de six ans elle joue déjà en soliste avec divers orchestres, reçoit à huit ans le prix de la médaille Mozart et est élue "Plus jeune artiste de l'UNESCO". Elle est également lauréate de nombreux concours internationaux, notamment Tibor Varga à Sion ou Louis Spohr à Weimar. Après ses premiers pas musicaux, Liya Petrova a poursuivi son éducation musicale auprès de Petru Munteanu à la Hochschule de Rostock (Allemagne), puis avec Augustin Dumay à la Chapelle musicale Reine Elisabeth de Bruxelles ainsi qu’avec Anthe Weithaas à la Hochschule "Hans Eisler" de Berlin.

Récemment, elle est entrée dans la classe de Renaud Capuçon à Lausanne.

Liya Petrova s'est produite en tant que soliste et en tournées avec la philharmonie de Bruxelles et Jian Wang dans le double concerto de Brahms, la philharmonie de Luxembourg, l'orchestre de chambre de Lausanne dirigé par Jesús-López-Cobos, la philharmonie d’Osaka dirigée par Augustin Dumay, l'orchestre philharmonique de Monte Carlo, l'orchestre national de Montpellier, la Staatskapelle de Weimar, la Norrdeutsche Philharmonie.

En mars 2011, Liya Petrova était invitée à participer aux séries de concerts de musique de chambre "Martha Argerich and Friends" à Athènes, où elle a pu avoir comme partenaires Martha Argerich, Renaud Capuçon, Yuri Bashmet et Mischa Maisky. Parmi ses collaborateurs de musique de chambre on peut citer Ivry Gitlis, Augustin Dumay, James Ehnes, Nicholas Angelich, Frank Braley, Gerard Caussé, Antoine Tamestit, Gary Hoffman.

En 2013 parait son premier disque sous le label Outhere Music Zig Zag Territoires, incluant le premier concerto pour violon et l'Introduction et Rondo Capriccioso de Saint-Saëns avec l'orchestre Royal de Liège dirigé par Christian Arming.

Liya Petrova a participé à quelques uns des plus prestigieux festivals en Europe. Dernièrement, Liya Petrova s'est produite notamment en récital au festival de Martha Argerich à Lugano, au festival Gezeïtenkonzert en Allemagne, au festival Luna-Classics à Nyon en musique de chambre avec Gauthier Capuçon et Yuja Wang. Plus récemment, Liya Petrova a joué le concerto de Ludwig van Beethoven avec l'orchestre Sinfonia Varsovia dirigé par Krzysztof Penderecki, le concerto de Jean Sibelius avec l'orchestre philharmonique de Plovdiv et a participé à une tournée en Inde avec l'orchestra of India et en musique de chambre avec Augustin Dumay et Maria Joao Pires.

Liya Petrova joue un violon de Matteo Goffriller datant de 1690, généreusement mis à sa disposition par la Chapelle musicale Reine Elizabeth.


Guillaume ChilemmeGuillaume Chilemme violon

Guillaume Chilemme débute le violon à l’âge de trois ans. En 2010, après avoir obtenu ses masters de violon et de musique de chambre avec les félicitations du jury dans les classes de Boris Garlitsky et Pierre-Laurent Aimard au Conservatoire national supérieur de musique Paris, il part se perfectionner auprès de Stéphane Picard et d'Eckart Runge (quatuor Artemis) à Berlin, puis auprès de David Grimal à Saarbrücken.

Sélectionné par Seiji Ozawa de 2008 à 2013 pour participer à l’International Music Academy Switzerland, il bénéficie de l'enseignement de Nobuko Imaï, Pamela Frank, Sadao Harada, Robert Mann et Seiji Ozawa.

Il remporte le 1er prix du Swedish International Duo Competition avec le pianiste Nathanaël Gouin en août 2010, et le 3ème Grand prix ainsi que prix spécial des élèves des conservatoires de Paris du concours international Marguerite Long-Jacques Thibaud en novembre 2010.

Passionné par le répertoire du quatuor à cordes, Guillaume fonde avec Marie Chilemme, Matthieu Handtschoewercker et Bruno Delepelaire, le quatuor Cavatine avec lequel il remporte la même année deux prix au concours international de musique de chambre de Hambourg (ICMC).

En août 2013, le quatuor remporte le deuxième Grand prix du prestigieux concours international de quatuor à cordes de Banff (Canada).

Il se produit régulièrement en sonate avec le pianiste Nathanaël Gouin. Les deux musiciens ont bénéficié de l'enseignement des quatre membres du quatuor Artemis dans le cadre de leur cursus à la Chapelle musicale Reine Elisabeth de Bruxelles. Après avoir remporté de nombreux prix au concours international de musique de chambre de Lyon en 2014 (notamment le 3ème prix et le prix du public), ils enregistrent leur premier disque consacré aux sonates de Maurice Ravel et Marguerite Canal en 2014.

Guillaume est invité dans de nombreux festivals : les Folles journées de Nantes, Musique à l'Empéri, Les Schubertiades de Schwarzenberg, les Folles journées de Varsovie, le festival de Pâques à Aix en Provence, le festival de l'Orangerie de Sceaux, le Julitafestival en Suède, le festival des Serres d'Auteuil, les Folles journées de Tokyo, le Festival des sonates d'automne, La Roque d'Anthéron, le festival des Arcs, le festival de Pâques à Deauville. Il s'y produit aux côtés de musiciens tels Frank Braley, Edgar Moreau, Renaud Capuçon, Gauthier Capuçon, Raphael Pidoux, Michel Portal, Lise Berthaud, Paul Meyer, Emmanuel Pahud, le Quatuor Voce, Deborah Nemtanu, Christian Ivaldi, Pierre Fouchenneret, Claire Désert , Adrien La Marca, Adam Laloum, Nicolas Baldeyrou, Xavier Gagnepain, Florent Boffard, Emmanuelle Bertrand, Juliette Hurel.

Guillaume Chilemme se produit régulièrement en tant que soliste dans divers concertos du répertoire. Il a notamment été invité par l'orchestre du Capitole de Toulouse à interpréter le concerto de Bruch sous la baguette de Tugan Sokhiev

Il fait partie du collectif d'artistes Les Dissonances de David Grimal.

Depuis 2016 Guillaume Chilemme est le nouveau violon solo de l'orchestre d'Auvergne.

De 2015 à 2018, il prend part au “Adolph Busch Project”, quatuor créé par Renaud Capuçon avec Edgar Moreau et Adrien La Marca. Les quatre musiciens se produiront dans les plus grandes salles d'Europe (Concertgebouw d'Amsterdam, Musikverein de Vienne, Wigmore Hall de Londres....)

Guillaume Chilemme est lauréat de la fondation Safran (2015).

En 2016, il forme le quatuor Brahma avec Marie Chilemme, Astrig Siranossian et Nathanaël Gouin, avec lequel il est en résidence à la Fondation Singer-Polignac.

Il joue le “quatuor Château Pape Clément” un violon de Nicolas Lupot (1795), généreusement mis à sa disposition par Bernard Magrez.


marie photo altoMarie Chilemme alto

Marie Chilemme débute l’alto à l'âge de trois ans. En 2005 elle est admise au conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de Jean Sulem. De 2008 à 2013 Marie Chilemme est sélectionnée pour l’Académie Ozawa en Suisse. Elle se perfectionne dans le travail de quatuor à cordes auprès de Paméla Franck, Sadao Arada, Nobuko Imai, et bénéficie des conseils de Seiji Ozawa.

Marie Chilemme fait partie du Gustav Mahler Jugendorchester pendant la saison 2007/2008. En juin 2010, elle obtient son diplôme de master au conservatoire national supérieur de musique de Paris avec les félicitations du jury.

De 2010 à 2012, elle suit l'enseignement de Tabea Zimmermann à la Hochschule Hanns Eisler de Berlin. En parallèle, elle étudie le quatuor à cordes à la Universität Der Küste de Berlin dans la classe du quatuor Artemis. En 2012, elle fonde avec son frère Guillaume Chilemme, Matthieu Handtschoewercker et Bruno Delepelaire le quatuor Cavatine qui remporte la même année deux prix au prestigieux Concours international de musique de chambre de Hambourg. L'année suivante le quatuor remporte le 2e grand prix au Concours international de quatuor à cordes de Banff au Canada.

Elle se produit fréquemment en concert en tant que chambriste et soliste dans de nombreux festivals comme : le festival de Pâques d'Aix en Provence, festival Musique à L'Empéri, festival de Besançon, Colmar Festival de printemps, Musique à Deauville, 3 jours en Mai (France), Villa Musica (Allemagne), Folles journées de Bilbao (Espagne), Arte Amanti (Belgique), Kuhmo Festival (Finlande) ,Davos Festival (Suisse) , Arties Festival India (Inde)... avec des partenaires de musique de chambre tels que : Tabea Zimmermann, Éric Le Sage, Paul Meyer, Emmanuel Pahud, Frank Braley, Renaud Capuçon, Lise Berthaud, Sacha Sitkovetsky, Sarah et Déborah Nemtanu, Pierre Fouchenneret, Christophe Morin, David Grimal, Olivier Patey, Miguel Da Silva, Natasha Tchitch, Michaela Martin, Franz Helmerson, Boris Garlitsky, Vadim Gluzman...

Elle est régulièrement invitée par l'ensemble Les Dissonances, le Mahler Chamber Orchestra , l’orchestre de Paris, l’orchestre national du Capitole de Toulouse, ainsi qu'en Allemagne au sein du Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin (RSB) et à l'orchestre philarmonique du Luxembourg.

Depuis janvier 2015, Marie Chilemme suit l'enseignement de Miguel da Silva à la Chapelle musicale Reine Élisabeth de Bruxelles. Elle enregistre son premier disque en juin 2015, le sextuor op. 18 de J. Brahms (Onyx), aux côtés d'Augustin Dumay, Svetlin Roussev, Miguel da Silva, Aurélien Pascal et Henri Demarquette dans le sextuor opus 18 de Johannes Brahms.

Elle est membre fondateur du quatuor Brahma, actuellement en résidence à la Fondation Singer-Polignac.


ALMarca 18 Adrien La Marca alto

« Révélation soliste instrumental » 2014 aux Victoires de la musique, l’altiste français Adrien La Marca commence son apprentissage musical très jeune au conservatoire d’Aix-en-Provence. En 2005, il est admis au conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de Jean Sulem et remporte le 1er prix du concours national des jeunes altistes à Lille. Il est invité en 2008 à l’International Music Academy en Suisse où il côtoie des musiciens tels que Robert Mann, Pamela Franck, Nobuko Imaï, Sadao Harada et Seiji Ozawa, son fondateur. En 2010, il reçoit son master, commence le 3e cycle supérieur du conservatoire de Paris et étudie avec Tatjana Masurenko à la Hochschule de Leipzig. Il continue de se perfectionner auprès de Tabea Zimmermann à la prestigieuse école Hans Eisler à Berlin. Pour compléter sa formation musicale, Adrien reçoit aussi les conseils de Lawrence Power, Nobuko Imaï, Kim Kashkashian, Hatto Beyerle, Antoine Tamestit et Yuri Bashmet.

Il participe à de nombreux festivals tels Merrick Festival à Miami, La Folle journée de Nantes, Musica à Strasbourg, la Grange de Meslay, Cordes-sur-Ciel, La Roche-Posay, Deauville, Saint-Cosme, Aix-en-Provence, Bad Kissingen, Ravinia, Verbier et Kuhmo (Finlande) où il joue aux côtés de Renaud Capuçon, Eric Lesage, Michel Portal et du quatuor Ebène.

En 2010, Adrien est sélectionné par Gidon Kremer pour participer au programme « Chamber music connects the world » et joue avec Andras Schiff, Yuri Bashmet, Frans Helmerson et Gidon Kremer. Il est successivement lauréat du programme Génération Spedidam, du seizième concours international Johannes Brahms en Autriche et du dixième concours international Lionel Tertis où il obtient trois prix spéciaux. Toujours en 2010, il remporte le concours des Avants-Scènes à Paris qui lui permet de se produire à l'auditorium du musée d'Orsay, au Grand Salon des Invalides, à la National Portrait Gallery à Londres et à la cité de la musique où il interprète le concerto de William Walton. L’année suivante, il est récompensé au treizième concours international William Primrose avec le prix spécial attribué à la personnalité la plus remarquable et le prix récompensant son interprétation du concerto de Walton.

Il a fait des débuts remarqués avec l’orchestre de la radio de Leipzig (MDR Simphonie Orchester) lors d’un concert retransmis par la radio allemande. En janvier 2013, il est invité par Renaud Capuçon à Schloss Elmau pour un récital Brahms avec Nicholas Angelich ; en février il joue lors des 20e Victoires de la musique classique aux côtés de David Kadouch, Edgar Moreau et Renaud Capuçon et se produit au festival de Pâques d’Aix-en-Provence aux côtés de Franck Braley et James Ehnes.

En 2013 et avec son frère violoncelliste, Adrien fonde le festival de Pommiers.

Depuis 2012, Adrien joue sur un alto de Giovanni Battista Guadagnini prêté par la fondation Zilber/Rampal. Il est en résidence à la Fondation Singer-Polignac.

Un disque consacré à Félix Mendelssohn enregistré en 2014 à Deauville a paru chez B Records.

Son premier disque en sonate English delight, enregistré avec le pianiste Thomas Hoppe pour La dolce volta a paru en 2016.


Julien Laferrierex600Victor Julien-Laferrière violoncelle

Né à Paris en 1990, Victor Julien-Laferrière débute le violoncelle avec René Benedetti, puis étudie au conservatoire national supérieur de musique de Paris avec Roland Pidoux, avant de devenir en 2009 l'élève d'Heinrich Schiff à l'université de Vienne. Parallèlement, il prend part de 2005 à 2011 à l'International Music Academy Switzerland de Seiji Ozawa. Victor Julien-Laferrière remporte le 1er prix ainsi que les deux prix spéciaux du concours international du Printemps de Prague 2012 en jouant le concerto de Dvořák en finale. De ces prix découlent des concerts avec l'orchestre philharmonique de Radio France au festival du Printemps de Prague, au festival Olympus de St Petersbourg avec le State Hermitage Orchestra, au Central European Music Festival avec le Slovak State Philharmonic Orchestra ainsi qu'avec divers orchestres tchèques dans les concertos de Dvořák et Elgar. Il est par ailleurs l'invité de l'auditorium du Louvre, la cité de la musique et la salle Gaveau à Paris, des Sommets Musicaux de Gstaad, de l'opéra de Dijon, des festivals de Kuhmo (Finlande), Berne, Besançon, Deauville, de l'Orangerie de Sceau, des Serres d’Auteuil, de l'Epau, de l'Autunno Musicale di Caserta (Italie), EuroArt à Prague, Ticino Musica à Lugano. Il joue aux côtés d'Augustin Dumay, Renaud Capuçon, David Grimal, Christian Ivaldi, Alain Planès, parmi d'autres, et prend part à de nombreuses émissions pour France Musique, Mezzo TV, Radio Classique, la BBC à Londres.

Il a fondé en compagnie d'Adam Laloum et Mi-Sa Yang le trio avec piano Les Esprits, qui est apparu dernièrement à la Folle Journée de Nantes, aux festivals de Deauville et de Menton, à la Criée à Marseille, au théâtre des Champs-Elysées, à la salle Gaveau et aux Invalides à Paris.

Victor Julien-Laferrière est soutenu par le Fonds instrumental français, est lauréat de la fondation Groupe Banque populaire, et s'est vu décerner les prix de la fondation Safran pour la musique 2013 et de la fondation Oulmont 2012. Il a fait partie des nominés aux Victoires de la musique classique 2013 dans la catégorie « Révélation Soliste Instrumental ».

Le premier disque du trio a paru avec grand succès chez Mirare. Le trio Les Esprits est en résidence à la Fondation Singer-Polignac.

Un disque consacré à Leos Janáček enregistré en 2014 à Deauville a paru chez B Records.

Son disque de sonates avec Adam Laloum pour le label Mirare, paru en novembre 2016, a reçu un accueil enthousiaste des critiques et un Diapason d’or.


Yan Levionnois Natacha Colmezx600Yan Levionnois violoncelle

Yan Levionnois débute le violoncelle avec son père, puis étudie notamment avec Marc Coppey, Philippe Muller et Truls Mørk. Il a pu par ailleurs bénéficier des conseils de Gary Hoffman, Heinrich Schiff, Natalia Gutman, Frans Helmerson, Steven Isserlis et Natalia Shakhovskaï et à la Juilliard School auprès de Timothy Eddy.

1er prix des concours internationaux André Navarra et “In Memoriam Rostropovitch”, Yan Levionnois a également obtenu deux prix spéciaux lors du dernier concours Rostropovitch, dont celui de la “personnalité la plus remarquable”, et a été nominé aux Victoires de la musique 2011, dans la catégorie "révélation soliste instrumental". Il est d'autre part lauréat des fondations d'entreprise Banque Populaire - Natixis et Safran, et révélation classique de l'Adami 2013. Il s'est produit en soliste avec le London Philharmonic Orchestra, l'orchestre national de France, le Sinfonia Varsovia, l'orchestre national du Capitole de Toulouse, sous la direction de Daniele Gatti, Dimitry Sitkovetsky, Jacek Kaspszyk, Jean-Jacques Kantorow, Heinrich Schiff.

Il compte parmi ses partenaires de musique de chambre Renaud et Gautier Capuçon, Augustin Dumay, David Grimal, Gérard Caussé, Antoine Tamestit, Nicholas Angelich, Frank Braley, Brigitte Engerer, David Guerrier, Emmanuel Pahud, Richard Galliano, le quatuor Ebène.

Défenseur de la musique de son temps, il a travaillé avec des compositeurs tels que Kryštof Mařatka, Jonathan Harvey, Martin Bresnick ou encore Eric Tanguy.

Son premier disque, Cello Solo, sorti en 2013 chez Fondamenta, a notamment obtenu le ffff de Télérama. Sa discographie comporte également un enregistrement live à Lugano du deuxième Trio Élégiaque de Rachmaninov aux côtés de Renaud Capuçon et Denis Kozhukhin, paru chez EMI, ainsi que Pierrots Lunaires, un disque de duos pour violon et violoncelle avec la violoniste Mélanie Clapiès, paru en 2014 chez Fondamenta.

Un disque de sonates enregistré avec Guillaume Bellom est à paraître au printemps 2017.

Il joue un violoncelle de Patrick Robin de 2005 et est artiste associé en résidence à la Fondation Singer-Polignac.