L'enfant magique

Publié dans Concerts de saison

Prologue

Les deux œuvres que nous allons découvrir, ce soir, se situent au tout début de la vie brève, mais extraordinairement active, de Felix Mendelssohn. Dans le Sextuor avec piano, comme dans le Quatuor opus 3, voici un jeune compositeur de quinze ans, qui émerveille déjà le monde musical allemand, avant de séduire l'Europe entière, et que Schumann désignera comme le « Mozart du XIXe siècle ».

Il faut rappeler, à ce sujet, que Mendelssohn (dont on minimise parfois le génie en regard d'un Beethoven, d'un Schumann ou d'un Brahms) fut sans doute l'un des artistes qui ont exercé la plus grande influence sur le développement de la musique. Son œuvre, en effet possède un caractère déjà profondément romantique, par son goût des images poétiques, dans Le Songe d'une nuit d'été, ou les Romances sans paroles. Elle est expressive, intense, mais sans jamais abandonner une forme de mesure et de classicisme formel. Mendelssohn est ainsi, selon le musicologue Marcel Beaufils, « à la fois le témoin des solidités anciennes et l'initiateur romantique ». C'est pourquoi,sans doute, il allait servir de modèle à beaucoup de compositeurs, en France même où il avait voyagé, et où ses œuvres allaient occuper une place privilégiée dans le développement du répertoire de musique de chambre.

En début de programme, nous entendrons le Quatuor opus 3, dernier d'une série de trois quatuors, qui furent les premières œuvres publiées par le tout jeune Mendelssohn. C'est la plus aboutie de ces trois partitions, dans sa forme très classique, en quatre mouvements, où l'on admire l'aisance extraordinaire du compositeur débutant qui joue avec la musique comme un enfant surdoué. Il est vrai que Mendelssohn a grandi dans une famille et dans un milieu où la musique, mais aussi la peinture et la littérature étaient à l'honneur. C'est pourquoi il a choisi de dédier cette partition à Goethe, qu'il avait rencontré quelques années plus tôt, et qui l'avait encouragé en affirmant que ses talents « tenaient du prodige ».

Le Sextuor que nous entendrons ensuite peut tromper par son numéro « opus 110 », qui laisserait supposer qu'il s'agit d'une composition tardive. Mais c'est en réalité une partition de toute jeunesse, longtemps inédite et publiée sur le tard, d'où sa place dans le catalogue du musicien. Composé en 1825, comme le troisième quatuor, elle recourt à une instrumentation inhabituelle avec son mélange de piano et de quintette à cordes, qui inclut deux altos et un seul violon. C'est surtout une œuvre merveilleusement vive par le dialogue instrumental, les explosions de joie et d'insouciance, interrompues seulement par la rêverie de l'adagio. En somme, une expression accomplie de la jeunesse heureuse du musicien.

Cette extraordinaire facilité du prodige qu'était Mendelssohn a peut-être quelquefois joué en sa défaveur – quand bien même on ne se lasse pas de réécouter ces merveilles que sont la symphonie Italienne, l'Écossaise, ou son Octuor. Sa réputation allait toutefois pâtir de la montée de l'antisémitisme, déjà sous Wagner, et plus encore à l'époque où le régime nazi avait mis son œuvre à l'index. Mais peut-être aussi que son génie, comme celui de Mozart, a tellement l'air de la facilité, qu'on n'en saisit pas du premier coup toute la richesse et la profondeur… Celle-ci n'échappait pas en tout cas à Frédéric Nietzsche qui, admirait cette âme « légère, pure, heureuse » et désignait Mendelssohn comme « le plus bel incident de la musique allemande.»

Benoît Duteurtre


Programme

Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)

Quatuor pour piano, violon, alto et violoncelle en si mineur opus 3

  • Allegro vivace
  • Andante
  • Scherzo
  • Finale
Interprètes

Sextuor pour piano, violon, deux altos, violoncelle et contrebasse en ré majeur opus 110

  • Allegro vivace
  • Adagio
  • Menuetto
  • Allegro vivace
Interprètes

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© FSP CLP


Biographies

Ismal Margainx600Ismaël Margain piano

Ismaël Margain est né en 1992 à Sarlat (Dordogne) où il entame sa formation musicale (piano, flûte, saxophone, jazz, écriture...). Le pianiste et chef d'orchestre Vahan Mardirossian avec lequel Ismaël travaille depuis son plus jeune âge le présente à son ancien maître Jacques Rouvier qui le prépare au concours d'entrée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSM). Reçu à l'unanimité il choisit d'entrer dans la classe de Nicholas Angelich puis au départ de ce dernier de poursuivre sa formation auprès de Roger Muraro et Michel Dalberto.

Lauréat du Concours international "Génération SPEDIDAM 2011" sa version du 4ème concerto de Beethoven, primée par Aldo Ciccolini, l'amène à se produire au Touquet International Music Masters 2012 dans le concerto en sol de Ravel.

Mais c'est au Concours international Long-Thibaud 2012 que le grand public découvre Ismaël : accompagné par l'orchestre philharmonique de Radio France, il joue le concerto n°23 de Mozart et obtient le Prix du public et le 3ème Grand prix Marguerite Long remis par le président du jury Menahem Pressler. En 2015 il rejoue ce concerto à la télévision lors des Victoires de la musique, où il est nommé dans la catégorie "révélation soliste instrumental".

En 2011, lors d'un récital à l'opéra de Limoges, Ismaël rend hommage à Liszt pour le bicentenaire de sa naissance, et à l'un de ses compositeurs de prédilection : Schubert. Il est ensuite invité dans de nombreux festivals (Pâques et Août Musical à Deauville, Chopin à Paris, Menton, Bel-Air Claviers Festival, Pablo Casals de Prades,  Les Vacances de Monsieur Haydn, Printemps Musical des Alizés à Essaouira (Maroc), Tempo Piano Classique au Croisic, festival Piano aux Jacobins à Toulouse...) où il se produit en récital et en musique de chambre avec le quatuor Hermès, Lise Berthaud, Edgar Moreau, François Salque, Gérard Caussé, Alexandra Soumm, Bertrand Chamayou, Guillaume Vincent et Adrien La Marca, qui l'invite à enregistrer en duo un disque Mendelssohn/Schubert/Schumann.

Après un 1er prix au concours de la Société des Arts à Genève, il se produit en Allemagne au Klavier Ruhr Festival, en Suisse et en Bulgarie dans le 2ème concerto de Chopin, et part en tournée en Amérique Latine et aux Etats-Unis pour une série de récitals, concertos, et masterclasses.

Ismaël Margain est artiste résident de la Fondation Singer-Polignac, lauréat du prix de la Yamaha Music Foundation of Europe, soutenu par la Fondation SAFRAN et la Fondation de l'Or du Rhin. Il forme un duo de piano à quatre mains avec Guillaume Bellom et enregistre deux disques, consacrés à Mozart et Schubert (ffff dans Télérama) sous le label Aparté/ Harmonia Mundi. Un disque Mendelssohn enregistré en live à Deauville pour le label B Records est récemment paru.


AC 1Amaury Coeytaux violon

Amaury Coeytaux s’est imposé naturellement depuis plusieurs années comme l’un des plus remarquables violonistes de sa génération. Comme le souligne The Strad Magazine, c’est “par sa grande sensibilité musicale, sa technique irréprochable et sa sonorité chaleureuse” que le public des plus grandes salles du monde lui porte une affection toute particulière.

En 2006, Amaury Coeytaux remporte le 1er prix ainsi que 5 prix spéciaux lors du fameux concours Lipizer en Italie. Entre 1997 et 2008, il est récompensé des prix de concours internationaux tels que le concours Eisenberg-Fried, le prix Musée Bonnat, Julius Stulberg International String Competition, Rosalind & Joseph Stone Berg Philharmonic Competition, Waldo Mayo Violin Competition, le concours Royaume de la musique… Il est aussi lauréat de la Fondation d’entreprise Banque Populaire-Natexis, de l’ADAMI, du programme Lavoisier et de la bourse présidentielle de la Manhattan School of Music. Amaury Coeytaux est actuellement artiste associé en résidence à la Fondation Singer-Polignac. En 2004, Amaury Coeytaux fait ses débuts au Carnegie Hall dans le concerto de Brahms. Depuis ce succès, il est invité à se produire dans le monde entier tant en récital qu’en soliste et chambriste. La saison 2015-2016 l’a amené aux côtés de l’Orchestra philharmonique de Malaga jouant le Concerto de Beethoven, l’orchestre symphonique d’Aalborg (5e concerto de Mozart), l’orchestre de Picardie (2e concerto de Paganini) ainsi que des concerts en musique de chambre à Wigmore Hall, au festival de Montpellier et à l’Auditorium de Radio France. Amaury Coeytaux est invité régulièrement aux festivals internationaux de musique de chambre en collaboration avec Nicholas Angelich, Joseph Kalischtein, Marielle Nordmann, Joseph Silverstein, Michael Tree, Pinchas Zukerman …

Suite à la parution de la première mondiale du concerto pour violon de Pierre Wissmer avec l’orchestre philharmonique de Kiev (Naxos), son nouveau disque, Eugène Ysaÿe : Neiges d’Antan avec l’Orchestra royal philharmonique de Liège sous la direction de Jean-Jacques Kantorow, reçoit l’éloge unanime de la critique internationale ainsi que les plus hautes distinctions par Diapason, Classica et Klassiek Centraal.

En parallèle de sa carrière de soliste international, Amaury Coeytaux devient violon solo de l’orchestre d’Auvergne en 2008 et dirige la saison de musique de chambre entre 2010 et 2012. En 2012, il est nommé violon solo de l’orchestre philharmonique de Radio France sous la direction de Myung-Whung Chung. Sa passion pour le répertoire orchestral l’a amené à entreprendre les rôles de chef et soliste dans des programmes allant du baroque au contemporain.

Violoniste prodige, Amaury Coeytaux a fait ses débuts sous la tutelle de Micheline Lefebvre au CNR de Bordeaux — il interpréta la 3e sonate d’Ysaÿe direct sur Radio France à l’âge de 11 ans. Récompensé d’une médaille d’or en violon et en musique de chambre au Conservatoire national supérieur de Paris dans la classe de Jean-Jacques Kantorow, il continue ses études supérieures à la Manhattan School of Music avec Patinka Kopec et Pinchas Zukerman, où il obtient un Masters en 2005 et le prestigieux Artist Diploma en 2008.

En 2017, Amaury Coeytaux rejoint le quatuor Modigliani au sein duquel il poursuit une importante carrière internationale.

Amaury Coeytaux joue un violon Guadagnini de 1773.


LeaHenninox600Léa Hennino alto

Née en 1991, Léa est admise très jeune au conservatoire à rayonnement régional de Paris. Reçue à l’unanimité au Conservatoire national supérieur de musique de Paris à l’âge de seize ans, elle travaille auprès de Sabine Toutain et Christophe Gaugué et termine brillamment ses études en juin 2013. Lors d’un échange Erasmus, Léa étudie également avec Nobuko Imai à Genève et participe régulièrement à des masterclasses avec Tabea Zimmermann, Antoine Tamestit, Kim Kashkashian, Veronika Hagen. Depuis septembre 2014, Léa effectue un master de soliste à la Zhdk de Zurich (Suisse) afin de se perfectionner auprès de l'altiste anglais Lawrence Power.

Enrichie de ces nombreuses rencontres, Léa remporte le premier prix et le prix SACEM du concours européen pour jeunes solistes au Luxembourg et devient lauréate de la fondation Meyer et de la Yamaha Music Foundation of Europe. Elle obtient également un 2e prix au concours national des jeunes altistes et un 3e prix au concours international Wolfgang Marschner en Allemagne. Léa est invitée à jouer en France comme à l’étranger, notamment aux festivals de Pâques d’Aix-en-Provence, de musique de chambre de Besançon, Groba Festival, de musique de chambre de Saint-Paul de Vence, aux Moments Musicaux de la Baule, à Cordes-sur-ciel, Amsterdam Cello Biennale, Pâques et Août musical de Deauville, EMCY Stars of tomorow Tour, Landau Musiktage Festival, Fränkische Musiktage Alzenau, Norwegian Youth Chamber Music Festival. Récemment elle a joué l’intégrale des quintettes à deux altos de Mozart lors d'une tournée en Europe au côté de Renaud Capucon, Alina Ibragimova, Gérard Caussé et Clemens Hagen. Elle a aussi collaboré avec le quatuor Modigliani, Francois Salque, Edgar Moreau, Boris Garlitsky, Nicholas Angelich, Gauthier Capuçon, Marco Rizzi, Pierre Fouchenneret, Torleif Thedéen.

Récemment, Léa a notamment joué au sein de l'ensemble les Dissonances, du Balcon, au festival de Pâques d'Aix en Provence, au festival de Pâques de Deauville, aux Rencontres Musicales d'Evian, au festival Musique en Alvrey, du Norvegian Youth Chamber Music Festival.

Un disque consacré à Mendelssohn enregistré en 2014 à Deauville a paru pour le label B Records.


ALMarca 18 Adrien La Marca alto

Révélation soliste instrumental aux Victoires de la musique en 2014, Adrien La Marca compte déjà une expérience solide de concertiste comme le montre sa participation à de grands festivals : Merrick Fes-tival à Miami, La Folle Journée de Nantes, Musica à Strasbourg, la Grange de Meslay à Tours, les festi-vals de Deauville, Aix-en-Provence et du Périgord Noir, où il est l’invité-phare de l’édition 2015, Schloss-Elmau, Bad Kissingen, Ravinia, Verbier, Moritzburg et Kuhmo (Finlande). Il joue en soliste avec l’orchestre de la Radio de Leipzig (MDR Sinfonieorchester) et l’orchestre Les Siècles. En France, il s’est produit à la salle Rameau à Lyon, au Grand-théâtre de Provence, au Théâtre des Champs-Elysées, Auditorium du Louvre et au théâtre de la Ville de Paris. Adrien a fait des débuts remarqués à Londres, lors du ‘Viola Day’ au Wigmore Hall en novembre 2014 (le Financial Times note une lecture particulièrement convaincante de la sonate op 11 No 4 de Hindemith) et à la Konzerthaus de Berlin pour le marathon Mozart en mars 2015. Il a effectué sa première tournée au Japon en mars 2016 pendant laquelle un de ses concerts fut présenté sur la chaîne nationale de télévision, NHK.

Adrien La Marca fait partie du quatuor formé par Renaud Capuçon en hommage à Adolf Busch qui se produit sur les principales scènes européennes : Wigmore Hall, Concertgebouw d’Amsterdam, Schloss Elmau, Schubertiades de Schwarzenberg. Ses partenaires de musique de chambre comptent Franck Braley, Michel Portal, le quatuor Ebène, David Kadouch, Adam Laloum et le quatuor Modigliani.

L’année 2010 est à marquer d’une pierre blanche dans sa jeune carrière : Adrien est sélectionné par Gidon Kremer pour participer au programme « Chamber music connects the world » et joue avec Andras Schiff, Yuri Bashmet, Frans Helmerson et Gidon Kremer. Il est successivement lauréat du pro-gramme Génération Spedidam, du 16e Concours international Johannes Brahms en Autriche et du 10e Concours international Lionel Tertis, où il obtient trois prix spéciaux. Il remporte le concours des Avants-Scènes à Paris qui lui permet de se produire à l’Auditorium du Musée d’Orsay, au Grand salon des Invalides, à la National Portrait Gallery à Londres et à la Cité de la musique où il interprète le Concerto de William Walton. L’année suivante, il est récompensé au 13e Concours international William Primrose (Prix spécial attribué à la personnalité la plus remarquable et prix récompensant son interprétation du Concerto de Walton). Adrien est lauréat de la fondation L’Or du Rhin, de la fondation d’entreprise Banque Populaire-Natixis, de la Fondation Safran et de la Fondation Lagardère (2014) et joue sur un magnifique alto de Giovanni Bat-tista Guadagnini prêté par la Fondation Zilber/Rampal.

L’altiste français Adrien La Marca commence son apprentissage musical très jeune et obtient très vite les plus hautes récompenses, dont le premier prix du concours national des jeunes altistes à Lille. Il est invité en 2008 à l’International Music Academy en Suisse, où il côtoie des musiciens tels que Robert Mann, Pamela Franck, Nobuko Imaï, Sadao Harada et Seiji Ozawa, son fondateur. En 2010, après son master, il intègre le 3e cycle supérieur du Conservatoire de Paris et étudie avec Tatjana Masurenko à la Hochschule de Leipzig. Il continue de se perfectionner auprès de Tabea Zimmermann à la prestigieuse école Hans Eisler à Berlin. Pour compléter sa formation musicale, Adrien reçoit aussi les conseils de Nobuko Imaï, Kim Kashkashian, Hatto Beyerle et Yuri Bashmet.

Son premier CD, British Delights, est paru en 2016 pour le label La Dolce Volta.

Adrien La Marca est en résidence à la Fondation Singer-Polignac.


Yan Levionnois Natacha Colmezx600Yan Levionnois violoncelle

Yan Levionnois débute le violoncelle avec son père, puis étudie à Paris avec Marc Coppey et Philippe Muller, à Oslo avec Truls Mørk, et à New-York avec Timothy Eddy. Il bénéficie également des conseils de Gary Hoffman, Heinrich Schiff, Natalia Gutman, Frans Helmerson, Steven Isserlis et Natalia Shakhovskaïa.

Premier prix des concours internationaux André Navarra et In Memoriam Rostropovitch, Yan Levionnois a également obtenu deux prix spéciaux lors du dernier concours Rostropovitch, dont celui de la “personnalité la plus remarquable”, et a été nominé aux Victoires de la musique 2011, dans la catégorie “révélation soliste instrumental”. Il est d'autre part lauréat des fondations d'entreprise Banque Populaire et Safran, et révélation classique de l'Adami 2013. Il s'est produit en soliste avec le London Philharmonic Orchestra, l'orchestre national de France, le Sinfonia Varsovia, l'orchestre national du Capitole de Toulouse, sous la direction de Daniele Gatti, Dimitry Sitkovetsky, Jacek Kaspszyk, Jean-Jacques Kantorow, Heinrich Schiff, Arie Van Beek...

Son premier disque, Cello Solo, sorti en 2013 chez Fondamenta, a obtenu le ffff de Télérama. Sa discographie comporte également un enregistrement live à Lugano du deuxième Trio Élégiaque de Rachmaninov, paru chez EMI dans le coffret Martha Argerich & Friends (2011), ainsi que Pierrots Lunaires un disque de duos pour violon et violoncelle avec la violoniste Mélanie Clapiès, paru en 2014 chez Fondamenta.

Il compte parmi ses partenaires de musique de chambre Renaud et Gautier Capuçon, Augustin Dumay, David Grimal, Gérard Caussé, Antoine Tamestit, Nicholas Angelich, Frank Braley, Brigitte Engerer, David Guerrier, Emmanuel Pahud, Richard Galliano, le quatuor Ebène.

Il a travaillé avec des compositeurs tels Kryštof Mařatka, Jonathan Harvey, Richard Dubugnon, Martin Bresnick ou encore Eric Tanguy.

Passionné par la poésie d’Arthur Rimbaud, il a crée Illuminations, un spectacle mêlant les poèmes du recueil éponyme aux Suites pour violoncelle seul de Benjamin Britten, et dans lequel il assure également le rôle de récitant.

Yan Levionnois joue un violoncelle fait pour lui par Patrick Robin en 2005.


Dubost Mathilde AssierYann Dubost contrebasse

Né à Lyon, Yann Dubost aborde la musique par le violon avant de découvrir la contrebasse à douze ans. Formé au conservatoire de Grenoble, au Conservatoire national supérieur de musique de Lyon et auprès de Seiji Ozawa (lors de l’International Music Academy Switzerland), il obtient les 1er Prix des concours internationaux de Wattrelos (1999, France), Haverhill (2004, UK), et de l’International Society of Bassist (2005, USA). Il est également lauréat du concours Valentino Bucchi (2008, Rome) et de la fondation Cziffra. Il entre à dix-neuf ans à l’orchestre de Paris, puis devient contrebasse solo de l’orchestre philharmonique de Radio France en 2011. En tant que contrebasse solo invité, on le retrouve avec le London Symphony Orchestra, l’orchestre de chambre de Paris, l’opéra national de Lyon, Les Dissonances. Il a eu la chance de travailler sous la direction des maestros Christoph Eschenbach, Paavo Järvi, Myung-Whun Chung, Pierre Boulez, Valeri Gergiev, Bernard Haitink, Esa-Pekka Salonen, Gustavo Dudamel, Kirill Petrenko, Daniel Harding, Mikko Franck.

Chambriste recherché, il a partagé la scène avec Frank Braley, Renaud Capuçon, Bertrand Chamayou, Christophe Coin, Augustin Dumay, Christoph Eschenbach, Adam Laloum, Roland et Raphaël Pidoux, Jérôme Pernoo, Philippe Berrod, le quintette Moraguès, les quatuors Ardeo, Debussy, Diotima, Fine Arts, Modigliani. Il est associé depuis plusieurs années au festival de Pâques de Deauville et est régulièrement l’invité de nombreux festivals : Cordes-sur-ciel, Les Arcs, Les Musiques à Marseille, Folle Journée de Nantes, Flâneries de Reims, festival international de Besançon, festival de l’Epau, Orangerie de Sceaux, Printemps des Arts de Monte-Carlo, Gstaad New Year Music Festival, Capalest (Slovaquie), ModFest (USA), Schleswig-Holstein, Ultraschall (Berlin), Arties (Inde). Il sera en tournée avec Christoph Eschenbach et le quatuor Thymos dans la Truite de Schubert notamment au Kennedy Center de Washington en janvier 2016.

Musicien complet, il aborde avec bonheur le répertoire classique avec l’ensemble Pygmalion, et joue régulièrement au sein du Sirba Octet (musique yiddish). Avec Yorrick et Daniel Troman (violon et accordéon), il fonde le trio Les Tromano. Ils enregistrent en 2015 leur premier disque Gran Bazar (NoMadMusic), reflet de l’éclectisme musical du trio. Avec Delphine Biron (violoncelle), Yann Dubost forme un duo qui explore et suscite un répertoire original.

Il a donné de nombreuses créations et a eu la chance de travailler avec des compositeurs comme György Kurtag, Henri Dutilleux, Betsy Jolas, Michaël Levinas, Franck Bedrossian, Marc-André Dalbavie. De ses rencontres avec Ondrej Adamek, Yves Chauris, Carlos Roque-Alsina, Benjamin Taylor, Richard Wilson sont nées plusieurs pièces pour contrebasse venant enrichir le répertoire solo de l’instrument.

Un disque consacré à Mendelssohn enregistré en 2014 à Deauville a paru chez B Records.