Il Furibondo ou les tribulations d'un Italien à Londres

Publié dans Saison 2016-2017

Temple protestant du Foyer de l'Âme - 7 bis rue du pasteur Wagner - 75011 Paris

Il Furibondo ou les tribulations d’un Italien à Londres

L’Escadron Volant de la Reine s’envole pour le Royaume-Uni, à la rencontre de Francesco Geminiani. L’Angleterre du XVIIIe siècle naissant découvre la musique italienne et les trésors dont elle dispose. A chaque coin de rue les théâtres proposent leur programmation d’opéra, et rivalisent entre eux d’originalité et de folie…

Nombreux y sont les musiciens italiens venus profiter de cet Eldorado. Parmi eux, un grand nombre de violonistes jouent, publient et enseignent le violon « à l’italienne », c'est-à-dire dans le style du grand Corelli. Ils constituent un répertoire dédié à l’orchestre à cordes, empreint d’opéra : le concerto grosso importé d’Italie se pare d’ouvertures, de récitatifs, de danses champêtres et autres prestissimos effrénés…

Francesco Geminiani est de ceux-là : violoniste originaire de Lucca, il nous laisse une œuvre aussi mouvementée que sa vie.

Il quitte Rome en 1714 pour s’installer à Londres, où il devient très vite un violoniste renommé. En 1725, il participe à la création de la Philo-Musicae et Architecturae Societas, une loge maçonnique dédiée à l’interprétation de la musique instrumentale italienne, qui lancera une souscription pour la publication de son 1er opus de concerti grossi (arrangés d’après les sonates pour violon d’A.Corelli).

Mais malgré de nombreuses offres, Francesco Geminiani, surnommé Il Furibondo par ses élèves en raison de son expressivité débordante, n’accepte aucun emploi permanent auprès d’un prince. Musicien « free-lance », il doit donc multiplier ses activités -pas toujours très licites- pour subvenir à ses besoins : publications d’œuvres et de traités, enseignement, recel de tableaux. On le suit donc de Londres à Paris, puis à La Haye et pour finir Dublin.

Les dernières années de sa vie sont marquées par une énigme encore non résolue : son dernier manuscrit lui a été dérobé, le privant d’une précieuse source de revenus, sans qu’on ne puisse jamais retrouver le coupable, ce qui, dit-on, accéléra son trépas.

L’Escadron Volant de la Reine raconte en musique cette vie romanesque, en élaborant un opéra instrumental à partir de ses œuvres les plus marquantes, dont beaucoup sont encore aujourd’hui inédites. Les instruments prennent la place des chanteurs pour mener l’action et exprimer les émotions les plus riches et diverses, tandis que la liberté de forme contenue dans les œuvres de Geminiani nous mène en un instant du plus profond désarroi à la plus innocente félicité…

Ce dramma per musica instrumental reprend la structure d’un opéra haendélien : ouverture, ballet, scène champêtre, tempête, sommeil ou chant de déploration en mêlant des œuvres de notre Furibondo, de Haendel et d’Avison.

Programme

Ouverture

Georg Friedrich Haendel (1685-1759)

  • Il Pastor Fido

ACTE I : La Jeunesse

Scène 1 : La vie en Italie

Francesco Geminiani (1687-1762)

  • Concerto grosso Op. 2 n°4 : Andante
  • Concerto grosso Op. 7 n°6 : Andante unisson-Andante

Scène 2 : La séparation

Francesco Geminiani

  • Sonate pour violoncelle Op.5 n°4 : Grave
  • Concerto grosso Op. 7 n°6 : Grave-Presto-Affetuoso-Adagio-Allegro moderato

Scène 3 : Le voyage

Francesco Geminiani

  • La Foresta Incantata : Andante-Allegro assai-Adagio
  • Concerto Grosso d’après la sonate pour violon Op .4 n°2 (concerto grosso n°3)

Scène 4 : Découverte de Londres

Francesco Geminiani

  • Concerto grosso Op. 7 n°6 : Andante-Adagio-Allegro assai-Adagio-Presto

ACTE II : Un sombre hiver

Scène 1 : La tourmente

Francesco Geminiani

  • Concerto grosso Op. 2 n°1 : Andante-Allegro-Adagio-Presto-Allegro

Scène 2 : La descente aux enfers

Charles Avison (1709-1770)

  • Concerto grosso Op.6 N°3 : Largo andante-Allegro spirituoso-Vivace-Piu allegro

Francesco Geminiani

  • Harmonical Miscellany

ACTE III : True lovers of Italian music

Scène 1: La solitude

Francesco Geminiani

  • Concerto grosso d’après la sonate pour violon Op. 4 n° 11 (version concerto grosso n°2) Largo
  • Concerto grosso Op. 3 n°3 Allegro moderato

Scène 2 : Le Printemps

Francesco Geminiani d’après Arcangelo Corelli (1653-1713)

  • Concerto grosso d’après la sonate Op. 5 n°2 de Corelli : Grave

Georg Friedrich Haendel

  • Lascia ch’io pianga (extrait de Rinaldo) version ornée pour violon et orchestre

Scène 3 : Il furibondo à la Queen’s Head Tavern

Francesco Geminiani

  • La Foresta Incantata : Allegro moderato
  • A Treatise of Good Taste in the Art of Musick
    • Air III : Lady Ann Bothwell’s, Lament
    • Song II : The Night her silent Sable wore
  • A Treatise of Good Taste in the Art of Musick, Song IV : O Bessy Bell

Arcangelo Corelli

  • Concerto grosso Op. 6 n°4 Allegro-Allegro
Interprètes

Biographies

EscadronL'Escadron Volant de la Reine

L'Escadron Volant de la Reine désigne les dames de compagnie recrutées par Catherine de Médicis. Par leur présence et leur conversation, elles étaient chargées de pacifier les relations humaines au sein des Cours européennes. Ce nom évoque une organisation non hiérarchisée alliant rigueur et fantaisie, deux qualités qui tiennent à cœur aux musiciens de l'ensemble dans le travail musical.

Premier prix et prix du public du concours international du Val de Loire (2015, président de jury William Christie) et lauréat de l'International Young Artists Presentation 2013 d'Anvers (Belgique), l’Escadron Volant de la Reine est créé à l'initiative du violoncelliste Antoine Touche. Tous issus des Conservatoires supérieurs européens (Paris, Lyon, La Haye, Bruxelles), les musiciens sont liés par une profonde amitié et c'est naturellement qu'ils se rassemblent en janvier 2012.

L'Escadron compte sur les divers talents qui le composent, partageant une énergie commune et une recherche toujours plus approfondie. En musique de chambre ou en orchestre, l'ensemble se démarque par l'absence de directeur artistique. Cette démarche, mûrement réfléchie, permet à chaque membre de s'impliquer dans la réflexion musicale et l'organisation des projets. Désireux de faire découvrir des œuvres méconnues des XVIIe et XVIIIe siècles, ils concentrent particulièrement leurs recherches sur la musique italienne.

L'ensemble s'est produit dans différents festivals : un Automne à Limur (Vannes), Festival de Pâques (Deauville), les Jeudis Musicaux de la Chapelle Royale (Versailles), le Festival de Ribeauvillé.

L'Escadron Volant de la Reine est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2012.


Antoine ToucheAntoine Touche violoncelle

Né en Bretagne, Antoine Touche commence le violoncelle à l'école de musique de St Malo dans la classe d’Aldo Ripoche. Il poursuit ensuite ses études au Conservatoire à rayonnement régional de Boulogne-Billancourt dans la classe de Xavier Gagnepain. C'est durant cette période qu'il se découvre une passion pour la musique baroque en participant à divers projets de musique chambre au sein du département de musique ancienne. Après avoir obtenu son diplôme d'études musicales à Boulogne, il étudie le violoncelle baroque à la Hoschule de Leipzig dans la classe de Balázs Máté. À son retour, il décide de se consacrer entièrement à la musique ancienne et entre au conservatoire de Versailles dans la classe d’Ophélie Gaillard. Il participe tout au long de cette période à de nombreux projets avec la maîtrise du Centre de Musique Baroque de Versailles. La même année, il commence également l’étude de la viole de gambe avec Emmanuelle Guigues et Guido Balestracci. En 2011, il entre au conservatoire du 7ème arrondissement où il travaille le violoncelle avec Emmanuel Balssa et la viole de gambe avec Christine Plubeau. Actuellement, Antoine Touche est au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où il étudie avec Christophe Coin et Bruno Cocset. Il se produit régulièrement en concert en région parisienne et en Bretagne avec différentes formations : Pygmalion, Correspondance, Capricio Stravagante, les Surprises.

Antoine Touche est membre fondateur de l'ensemble L'Escadron Volant de la Reine.


Benjamin LescoatBenjamin Lescoat alto

Benjamin Lescoat étudie l’alto au conservatoire d’Amiens. Après avoir obtenu de nombreux premiers prix dans diverses disciplines en France (dans les conservatoires d’Amiens, Rueil-malmaison et Paris), et voyagé en Espagne, Suède, ou encore en Chine avec l’orchestre philarmonique de l’Orquesta Sinfonica de Galicia et l’orchestre de Picardie, il décide de rejoindre Mira Glodeanu - avec qui il développe son goût pour la musique ancienne - en Belgique, et obtient en 2011 un Bachelor d’alto baroque au Conservatoire royal de Bruxelles. Il se produit avec des artistes tels Hervé Niquet, Leonardo Garcia Alarcon, Peter van Heyghen, Marcel Ponseele, Sigiswald Kuijken, Sophie Gent, au sein d’ensembles tels Clématis, Pygmalion, Ausonia, la Chapelle Rhénane, Le Concert Spirituel, Octopus Barokorchester et Les Muffatti En 2012 il obtient un Bachelor d’alto moderne dans la classe de Paul de Clerck au Koninklijk Conservatorium Brussel, et continue de se produire sous la direction de Michel Tabachnik, Heinz Holliger, Guy van Waas et Helmut Lachenmann pour n'en citer que quelques-uns.


Clément GeoffroyClément Geoffroy clavecin

Clément Geoffroy commence le clavecin à huit ans au conservatoire à rayonnement régional de Nantes dans la classe de Jocelyne Cuiller. Après avoir obtenu son diplôme d'études musicales, il part étudier à Paris auprès de Bertrand Cuiller et de Frédéric Michel. Il entre ensuite dans la classe de clavecin d'Olivier Baumont, celle de basse continue de Blandine Rannou et la classe de musique de chambre de Kenneth Weiss au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Il obtient son Master en 2013 et se perfectionne actuellement au conservatoire à rayonnement régional de Paris dans la classe de chef de chant de Stéphane Fuget.

Clément Geoffroy a étudié la viole de gambe pendant six ans, il s'intéresse également au piano-forte, au clavicorde, et à l'orgue.

En novembre 2011 il remporte le 1er prix au concours de clavecin Paola Bernardi de Bologne.

Continuiste très demandé, Clément Geoffroy a déjà eu la chance de collaborer avec plusieurs ensembles tels Le Concert d'Astrée, La Rêveuse, Stradivadia, La Chapelle Rhénane, les Surprises, Les Caractères.

Il a joué sous la direction de Paul Agnew, René Jacobs et Lionel Saw.

Il est membre fondateur de L'Escadron Volant de la Reine et joue régulièrement à deux clavecins avec Loris Barrucand.

Clément Geoffroy est professeur de clavecin aux conservatoires de Vannes et Franconville et accompagnateur au Pôle Sup'93 de La Courneuve


Josèphe CottetJosèphe Cottet violon

Après un diplôme d'études musicales et un prix de perfectionnement d’alto moderne au conservatoire à rayonnement régional de Versailles dans la classe de Jacques Borsarello, Josèphe Cottet poursuit ses études au conservatoire à rayonnement régional d’Aubervilliers-la Courneuve dans la classe d’Hélène Houzel en violon et alto baroque où elle obtient un diplôme national supérieur professionnel de musicien. Elle complète sa formation instrumentale par des masterclasses avec Odile Edouard, Patrick Bismuth, Amandine Beyer et Enrico Onofri.

Elle se spécialise alors en musique ancienne et joue dans différentes formations orchestrales tels l’ensemble Pygmalion (Messe en si de Bach, Dardanus et Hippolyte et Aricie de Rameau...), les Musiciens du Paradis (Vénus et Adonis de John Blow), le Parlement de Musique de Strasbourg, Opera Fuoco, les Ombres et l’ensemble Correspondances.

Une large pratique de la musique de chambre lui permet d’aborder des répertoires très différents : la musique Renaissance avec « La Bande de violon » et la Compagnie Outre Mesure, le répertoire baroque avec l’Escadron Volant de la Reine, dont elle est l'un des membres fondateurs depuis 2012, et des styles plus tardifs, classique et romantique avec Les Curiosités Esthétiques.

Elle participe deux fois à l’Académie d’Ambronay ; en 2010 sous la direction d’Hervé Niquet pour Les Indes Dansantes de Jean-Philippe Rameau, puis en 2011, sous la direction de Sigiswald Kuijken. Grâce à ce projet, elle enrichit sa pratique orchestrale en jouant la partie de basse continue de la Messe en si de Johann Sebastian Bach au violoncello da spalla.

Passionnée de recherche en musicologie, elle étudie les musiques anciennes jusqu’en Master à la Sorbonne.


Marie RouquiéMarie Rouquié violon

Diplômée du Conservatoire national supérieur de musique de Lyon et du Koninklijk Conservatorium de La Haye, Marie Rouquié se spécialise dans l’interprétation des répertoires anciens sur le violon depuis plus de dix ans.

Ses prestations lui ont valu d’être nommée Lauréate Juventus 2009, aux côtés de musiciens tels Alexandre Tharaud ou encore Benjamin Alard.

Elle est invitée à se produire en soliste ou en leader dans de nombreux festivals : Bach à Pâques ! (Saint Maixent), festival du Haut-Jura, festival d’Ambronay, festival de musique et d’eau fraîche (Brest), Brezice Festival (Slovénie), festival Oude Musik Niew (La Haye), festival Monteverdi-Vivaldi (Venise).

Marie Rouquié a plusieurs récitals à son répertoire : l’intégrale des sonates pour violon et clavecin de Bach avec Pascal Dubreuil, ou encore un programme centré sur l’œuvre de Joseph Touchemoulin, élève chalonnais du grand Giuseppe Tartini, avec Patrick Ayrton.

Elle est fondatrice de l’ensemble Pointes et Contrepointes au sein duquel elle explore le répertoire italien pour ensemble à cordes. Elle a fait partie depuis 2011, du quatuor de Paris, spécialisé dans l’interprétation du répertoire classique viennois, aux côtés de François Fernandez, Gabriel Grosbard et Jérôme Huille.

Chambriste appréciée, elle est régulièrement invitée par de nombreux ensembles spécialisés dans l’interprétation des répertoires anciens : Les Ombres (dir. Margaux Blanchard et Sylvain Sartre) avec qui elle a enregistré l’intégrale des Nations de François Couperin, Concerto Soave (dir. Jean-Marc Aymes), les Musiciens du Paradis (dir. artistique Alain Buet) ou encore l’ensemble Amarillis (dir. Héloïse Gaillard).

Elle est membre régulière du Concert Spirituel (dir. Hervé Niquet), de l’ensemble Pygmalion (dir. Raphaël Pichon) et de Mensa Sonora (dir. Gabriel Grosbard et Matthieu Boutineau).

Marie collabore avec Federico Marri à l’élaboration du catalogue des œuvres de Pietro Nardini, autre grand élève de Giuseppe Tartini (à paraître en 2015).

Titulaire du certificat d'aptitude (CA) aux fonctions de professeur de musique ancienne, elle est professeur référent de violon ancien au Centre d’études supérieures de musique et danse de Poitou-Charentes depuis 2010.


Sanne DepreterreSanne Deprettere contrebasse

Sanne Deprettere a étudié la contrebasse aux conservatoires de Gent et Bruxelles avec Frank Coppieters et avec Niek de Groot à l’Université de Folkwang où elle obtient un master. Elle a également appris le violone avec Margaret Urquhart au conservatoire d’Amsterdam. Sanne est la contrebassiste de l’orchestre symphonique des Flandres (Bruges) et de la Nouvelle Philarmonie d’Utrecht.

Elle joue également avec Ausonia, le Bach Orchestra of the Netherlands, Currende, Van Wassenaer ensemble, et le Concert d'Anvers.

En 2005 elle est lauréate de la compétition Dexia Classics. Elle a participé à plusieurs masterclasses telles que le NJO orchestra of the 17th century, Freiburger Barokorchester, le Séminaire international de musique ancienne en Wallonie (Namur) et l’académie de musique ancienne de Vannes.


Thibaut RousselThibaut Roussel théorbe

Après des études de guitare et de son, Thibaut Roussel se spécialise dans l’interprétation de la musique ancienne avec l’étude du théorbe, de la guitare baroque ainsi que du luth au conservatoire à rayonnement régional de Versailles dans la classe de Benjamin Perrot et obtient en 2010, son diplôme d'études musicales à l’unanimité avec félicitations. Il se produit aujourd’hui en tant que continuiste au sein de plusieurs ensembles tels Europa Barocca, l’Ensemble du Rosaire, l’ensemble La Rêveuse (dir : Benjamin Perrot, la Canopée (dir: Ruth Unger), la Compagnie du Mage (dir : Jean-Paul Bouron), La Maîtrise du Centre de Musique Baroque de Versailles (dir : Olivier Schneebeli), Les Fringantes Crapules, l’Ensemble Alcyone, l’Ensemble Opalescences, l’Ensemble Artemis, le Théâtre de l’Incrédule (Benjamin Lazar), le Consort Project, l’Ensemble XVIII-21 (dir : Jean-Christophe Frisch), le Concert Etranger (Itay Jedlin avec Isabelle Desrochers et le conte Poucette (JMF), la Camerata Vocale (dir : Jean-Michel Hasler) et les Festes d’Euterpe (dir. Jean-Miguel Aristizabal), Maîtrise de Radio France (dir : Sofi Jeannin), L’Eclat des Muses (Christine Bayle).


Photo Gabriel GrosbardGabriel Grosbard violon

Que ce soit au violon, à l’alto ou à la viole d’amour, Gabriel est un partenaire apprécié, plus particulièrement dans des projets à effectif restreint. Il est ainsi souvent invité au sein des formations les plus renommées : Ricercar Consort (dir : P. Pierlot), Il Gardellino (dir : Jan de Winne & M. Ponseele), les Talens Lyriques (dir : C. Rousset), les Arts Florissants (dir : W. Christie), les Musiciens du Paradis (dir : A. Buet), les Ombres (dir : M. Blanchard & S. Sartre), Correspondances (dir : S. Daucé), Les Muffatti (dir : Peter Van Heyghen). Par ailleurs, il occupe régulièrement le poste de premier violon, fonction qu’il exerça pour l’ensemble Pygmalion (dir : R. Pichon) durant quatre ans. Gabriel s’est produit en soliste, notamment avec l’ensemble Mensa Sonora (J. Maillet) dans des programmes divers, dont les plus récents sont : les concerti pour viole d’amour, les concerti pour violon dédiés à Pisendel et les quatre saisons d’A. Vivaldi, et les concerti pour violon de G. Gentili.

Il est depuis sa création en 2008 membre du Quatuor Fragonard, aux côtés de François Fernandez, Marie Rouquié et Jérôme Huille.

Depuis 2015, il est directeur musical de l’ensemble Mensa Sonora aux côtés de Matthieu Boutineau.

Ses différentes collaborations lui ont permis de participer à de nombreux enregistrements, notamment chez Alpha (Pygmalion), Mirare (Ricercar Consort) ou Arion-Pierre Vérany (Mensa Sonora).


Photo Béatrice Linonx400Béatrice Linon violon

C'est après une formation de violon classique suivie au Conservatoire de Béziers puis au conservatoire national de région de Montpellier que Béatrice Linon débute le violon baroque avec Alice Pierot à l'Ecole nationale de musique d'Aix-en-Provence. Elle poursuit sa spécialisation en musique ancienne au Conservatoire national supérieur de musique de Lyon où elle obtient son Master en juin 2010, ayant effectué son parcours dans la classe d'Odile Édouard.

En parallèle de son cursus elle reçoit les conseils d'Amandine Beyer et de Richard Gwilt (échange Erasmus à la Hochschule für Musik Köln, Allemagne).

Béatrice Linon se produit régulièrement au sein d'ensembles tels Correspondances (S. Daucé), les Sonadori (consort de violons renaissance), Pygmalion (R. Pichon), Les Surprises (L-N Bestion de Camboulas), Pointes et Contrepointes (M. Rouquié), Concerto Soave (J-M Aymes), Capriccio Stravagante (Skip Sempé). Elle participe ainsi à de nombreux concerts et festivals en France et à l'étranger.

Désireuse de promouvoir la diffusion de la musique ancienne et la pratique sur instruments historiques par une approche également pédagogique, Béatrice Linon est titulaire du Certificat d'aptitude (CA) aux fonctions de professeur de musique ancienne et enseigne actuellement au conservatoire à rayonnement régional d'Avignon.


Photo Cyrielle Eberhardtx400Cyrielle Eberhardt violon

Après des études musicales au conservatoire national de région de Metz où elle obtient successivement les diplômes d'études musicales (DEM) pour la formation musicale (2001), le piano (2001), le violon moderne (2003), l'accompagnement au piano (2004) et la musique de chambre (2004), Cyrielle Eberhardt se dirige plus particulièrement vers l'étude approfondie du violon baroque, d'abord au Conservatoire royal de musique de Bruxelles dans la classe de Sigiswald Kuijken, puis, simultanément dans celle, d'Alice Piérot à Aix-en-Provence, et celle d'Enrico Gatti à La Haye. Elle termine actuellement un master en violon baroque au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de François Fernandez.

Elle a en outre suivi d'octobre 2002 à janvier 2005 la formation supérieure aux métiers de l'orchestre classique et romantique sur instruments d'époque, sous la direction artistique de Philippe Herreweghe et a participé aux tournées de l'orchestre baroque de l'Union Européenne pendant deux ans, sous la direction de Lars Ulrik Mortensen, Jaap Ter Linden et Christophe Coin.

Elle participe à l'Académie baroque d'Ambronay, sous la direction d'Hervé Niquet en 2007, et fait une tournée avec Les Arts Florissants, sous la direction de William Christie en 2008 ce qui lui permet d'approfondir sa formation en interprétation de la musique française.

Cyrielle se produit actuellement au sein d'ensembles tels Pygmalion, Les Nouveaux Caractères, Orféo 55, Les bijoux indiscrets, Le Banquet Céleste, Le Parnasse Français, La Chapelle Rhénane et La Symphonie des Lumières.


Photo Matthieu Boutineaux400Matthieu Boutineau clavecin

Matthieu Boutineau a découvert l’orgue avec Olivier Vernet et Francis Jacob, le clavecin avec Blandine Verlet, Olivier Houette, Aline Zylberajch, Olivier Baumont et Jan Willem Jansen, et la musique ancienne avec Jean Maillet.

Il parcourt beaucoup de répertoires des instruments à claviers, du clavicytherium médiéval à l’orgue, en passant par le piano forte. Il a été le claviériste – continuiste de nombreux ensembles de musique ancienne, et s’est produit en France et à l’étranger dans divers festivals. Il a participé à deux enregistrements avec Faenza : L’Astrée (Alpha) ; Amorosa Fenice (Agogique), et deux avec Les Ambassadeurs : Tempesta (Glossa) ; concertos de Telemann (Alpha).

En 2010, il remporte le 1er Prix du concours d’orgue de Bellelay en Suisse. En mai 2015, avec l’ensemble l’Escadron volant de la Reine aux côtés de Josèphe Cottet, Fiona-Emilie Poupard et Antoine Touche, il remporte le 1er Prix, ainsi que le Prix du Public du 1er concours international de musique ancienne du Val de Loire présidé par William Christie.

Depuis 2015, Matthieu est co-directeur artistique de Mensa Sonora, aux côtés de Gabriel Grosbard, succédant ainsi à Jean Maillet. Il est aussi le titulaire de l’orgue de Notre-Dame de Niort.

Matthieu participe également aux entreprises musicales et amicales de sa région natale, et accompagne ainsi Les Violons de Poche, ensemble poitevin dirigé par Anne-Violaine Fardet et L’écarquilleur d’oreilles, association musicale interactive menée par Guillaume Grosbard et Tomoko Katsura.


Photo Samuel Hengebaertx400Samuel Hengebaert alto

Après des études d’alto moderne au Conservatoire national supérieur de musique de Lyon dans la classe de Jean-Philippe Vasseur et l'obtention d’un prix mention très bien,Samuel Hengebaert décide de poursuivre ses études musicales en se tournant définitivement vers la musique ancienne au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de François Fernandez.

Samuel Hengebaert a été d'abord longtemps invité à jouer au sein de formations orchestrales baroques et classiques qui l’ont amené à se produire dans de nombreux festivals sous la baguette de chefs tels Marc Minkowski (festival de Saintes), Christophe Rousset, Louis Langrée, Sigiswald Kuijken (Académie Européenne d’Ambronay, La petite Bande), Patrick Cohen Akénine (Les Folies Françaises), Laurence Equilbey (Insula Orchestra) ou David Stern (Opera Fuoco).

Attiré par des formations minimalistes, il consacre aujourd'hui une large partie de ses activités à la musique de chambre et au travail de recherche dans des ensembles à géométrie variable, notamment au sein de jeunes ensembles comme Il delirio fantastico, l’ensemble Desmarest, l’Escadron volant de la Reine (répertoire italien vocal et instrumental), Les Surprises ou encore l’ensemble Diderot (Johannes Pramsohler). C'est dans cette dynamique qu'il fonde en 2012 un collectif d'artistes puis l’ensemble Le Nouveau Studio, regroupant une trentaine de musiciens dont le but est de créer des programmes musicaux les plus larges possible, transversaux, de la musique baroque à la création contemporaine.