Les Leçons de ténèbres

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Avant-propos

Ce programme de musique religieuse française du XVIIIe siècle s’ouvrira par quelques brèves pages de Guillaume Nivers, un compositeur contemporain de Louis XIV connu surtout pour avoir tenu pendant quarante ans, jusqu’à sa mort, l’orgue de Saint-Sulpice. Il fut également organiste et chef de chant à la maison royale de Saint-Cyr. C’est donc avant tout un compositeur d’église, admiré pour ses œuvre d’orgue dans lesquelles il a développé la palette de l’orgue français, dans le sillage de Louis Couperin. Mais il laisse également nombre de pièces vocales, incluant une messe et divers « Chants et motests à l’usage des dames de saint Louis à Saint-Cyr. ». Plusieurs de ces pages de plain-chant accompagné par l’orgue nous feront entrer dans le clair obscur des deux chefs d’œuvres qui vont suivre.

Le mot n’est pas trop fort, en effet, lorsqu’on évoque les Leçons de ténèbre de François Couperin, dit « Couperin le grand » – pour le distinguer de tous les autres Couperin. Dans cette famille, en effet, on était musiciens de père en fils, à l’ombre de l’église Saint Gervais. D’autres membres furent illustres, en particulier l’organiste Louis Couperin, mais François a cette particularité parmi les grands génies de l’historie musicale, d’avoir conquis cette gloire presque uniquement à travers sa musique instrumentale, et plus spécialement sa musique pour clavier – ce qui le rapproche d’un Scarlatti ou d’un Chopin. De fait il a apporté à l’écriture pour clavecin un sens poétique, une invention mélodique et harmonique extraordinaires.

On sait aussi que François Couperin, devenu organiste du roi et maître des musique des enfants de France, a laissé beaucoup de musique d’ensemble, comme les concerts royaux. Mais il a également composé, dans une moindre mesure, de la musique religieuse vocale, dont une partie est perdue, excepté quelques motets et surtout ces trois extraordinaires Leçons de ténèbre pour le mercredi saint. Comme le compositeur le précise lui-même dans sa préface, il avait également écrit trois Leçons pour le jeudi saint, et trois autres pour le vendredi saint qui ont malheureusement entièrement disparu… et qu’on retrouvera peut-être un jour au fond d’un grenier.

Composées pour la Semaine Sainte de 1714 et pour l'abbaye de femmes de Longchamp, ces Leçons de ténèbres reprennent le texte des lamentations de Jérémie, de l'Ancien Testament, dans lesquelles le prophète déplore la destruction de Jérusalem. De nombreux compositeurs ont écrit sur ce même sujet, tels Charpentier, Delalande, Victoria ou Gesualdo. Mais les Leçons de Couperin ont cette particularité, comme une grande partie de sa musique, d’accomplir une synthèse de l’héritage grégorien, du goût français et du goût italien. L’héritage du grégorien, vous l’entendrez notamment dans ces passages en mélismes sur les lettres hébraïques qui ouvrent chaque partie. L’influence italienne, elle, se manifeste une vocalité libre, souple et parfois brillante, mais aussi dans l’expressivité de la musique, souvent calquée sur les détails du texte. Enfin d’autres traits relèvent plutôt de l’école française, comme cet intimisme qui donne le sentiment que le clair obscur se rapproche davantage de Georges de La Tour que du Caravage, mais aussi cette simplicité magnifique de certains airs qui rejoignent presque la chanson. Couperin accomplit ainsi son idéal des « goûts réunis » mais révèle également son génie mélancolique qui n’a rien à envier à l’esprit léger et divertissant de sa musique instrumentale.

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Entre les mouvements des Leçons de ténèbres, nous entendrons quelques pages extraites de la Messe solennelle à l’usage des paroisses, un recueil de pièces d’orgues de Couperin. Puis encore une antienne de Guillaume Gabriel Nivers avant de découvrir le Miserere de Louis Nicolas Clérambault : un enchaînement tout à à fait logique, puisque ce dernier fut le successeur de Nivers à l’orgue de Saint-Sulpice et à la maison royale de Saint-Cyr, quand bien même il laisse une une œuvre beaucoup plus vaste et plus marquante.

Quasi contemporain de Bach, Rameau et Haendel, Clérambault est en effet considéré comme le principal compositeur de cantates, en France, dans la première moitié du XVIIIe siècle : des cantates profanes pour la plupart basées sur des sujets mythologiques et quelquefois sur l’actualité , comme « Le soleil vainqueur des nuages » composé pour célébrer la guérison du jeune Louis XV. Alors que l’opéra restait, sous l’influence de Louis XIV et de Lully, un enjeu politique et un genre très codifié, la cantate est une forme plus libre qui permet à Clérambault de conjuguer, comme Couperin, l’influence italienne et le goût français : l’Italie pour le brio de l’écriture vocale, la France pour une forme de mesure et d’adéquation poétique des paroles et de la musique.

L’art de Clérambault se manifeste aussi dans un certains nombre de recueils de motet, pièces religieuses à une ou plusieurs voix, en grandes parties demeurées à l’état de manuscrit et destinées aux femmes de la maison royale de Saint-Cyr. C’est le cas notamment de ce Miserere à trois parties, basé sur le texte du psaume 50. Ce psaume de pénitence chanté pendant la Semaine Sainte et à l’office des morts a inspiré, lui aussi, de nombreux compositeurs comme Lully ou Charpentier. Mais le Miserere de Clérambault est frappant à plus d’un titre : par l’ampleur du développement de ses 17 versets ; par son expressivité intense, manifeste dès les premières notes ; mais aussi par le côté très fondu et subtil de l’écriture, lié au fait que ce sont trois voix de même tessiture qui peuvent à la fois s’unir dans la prière, ou contraster dans la dissonance.

Benoît Duteurtre

Texte de présentation

À l’époque baroque, pendant le Carême, théâtres et salles de concerts étaient fermés en signe de pénitence. Les compositeurs s’exprimaient alors exclusivement dans la musique liturgique, livrant des œuvres d’une grande sobriété en même tant que d’une extraordinaire puissance expressive. Les Leçons de ténèbres sont des partitions composées pour les offices des trois derniers jours de la semaine sainte, qui conclut le Carême avant la fête de Pâques. Les textes utilisés, tirés des Lamentations de Jérémie, se rapportent à la solitude de Jésus avant sa crucifixion. Les musiques bouleversantes composées par Couperin sur ce thème étaient jouées selon le rituel de l’office, qui se tenait à la nuit tombée. Au terme de chaque pièce, un des cierges qui éclairaient l’église était éteint, symbolisant l’abandon progressif du Christ par ses disciples. C’est une fois l’église plongée dans l’obscurité totale que retentissait le terrible Miserere implorant le pardon divin.

Spécialiste de ce répertoire singulier, Le Poème Harmonique, qui a déjà reconstitué ce cérémonial spectaculaire pour des musiques de Charpentier, Lalande et Cavalieri, s’y replonge avec celles de Couperin, dans un concert à l’atmosphère unique.

Ce programme, créé en avril 2009 à Cracovie (Pologne), a notamment été donné à l’Oratoire du Louvre (Paris), au Festival de Mexico (Mexique), à la Philharmonie de Cologne (Allemagne) et au Miller Theater de New York (États-Unis).

Programme

Guillaume-Gabriel Nivers (1632-1714)

  • Antienne Zelus domus tuae (plain-chant)
  • Psaume Salvum me fac Deus (plain-chant)
  • Versicule Dum convenirent

François Couperin (1668-1733)

  • Leçons de ténèbres pour le Mercredy Saint
    • Première leçon à une voix
  • Messe solennelle
    • Gloria « Tierce en taille »
  • Leçons de ténèbres pour le Mercredy Saint
    • Deuxième leçon à une voix
  • Messe solennelle
    • Sanctus « Cromorne en taille »
  • Leçons de ténèbres pour le Mercredy Saint
    • Troisième leçon à deux voix

Guillaume-Gabriel Nivers

  • Antienne Justificieris Domine

Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749)

  • Miserere à trois voix
Interprètes

Biographies

Le Poème Harmonique

Depuis 1998, Le Poème Harmonique fédère autour de son fondateur Vincent Dumestre des musiciens passionnés dévoués à l’interprétation des musiques des XVIIe et XVIIIe siècles. Rayonnant sur la scène française comme internationale, l’ensemble témoigne, par ses programmes inventifs et exigeants, d’une démarche éclairée au cœur des répertoires et d’un travail approfondi sur les textures vocales et instrumentales.

Son champ d’action ? Les pages connues ou méconnues rythmant vie quotidienne et cérémonies à Versailles (Lalande, Lully, Couperin, Charpentier…), l’Italie baroque de Monteverdi à Pergolèse, ou encore l’Angleterre de Purcell et Clarke.

Pour l’opéra, il imagine de vastes fresques ; sa collaboration avec Benjamin Lazar scellée autour de Lully donne naissance à plusieurs spectacles unanimement salués (Le Bourgeois gentilhomme, Cadmus et Hermione et le tout récent Phaéton à Perm et Versailles avec musicAeterna), mais d’autres productions où la musique rencontre diverses disciplines artistiques – marionnettes, cirque, danse, théâtre… – sont aussi acclamées : Caligula, opéra pour marionnettes de G.M. Pagliardi, Le Carnaval Baroque avec Cécile Roussat & Julien Lubek et To be or not to be, écrit par Ivan Alexandre et mis en scène par Vincent Huguet.

L’ensemble est familier des plus grands festivals et salles du monde (Philharmonie de Paris, Opéra-Comique, Opéra royal de Versailles, Festivals d’Ambronay, de Beaune, et de Sablé, Wigmore Hall (Londres), Forbidden City Hall (Pékin), Wiener Konzerthaus, Concertgebouw d’Amsterdam, Palais des Beaux-Arts (Bruxelles), Oji Hall (Tokyo), Université Columbia (New York), Teatro San Carlo (Naples), Accademia Santa Cecilia (Rome), Philharmonie de Saint-Pétersbourg, BBC Proms.… ), tout en étant très engagé en Normandie, sa région de résidence.

Ses 30 enregistrements pour le label Alpha connaissent un rare succès public et critique, recevant les récompenses les plus prestigieuses de la presse.

Le Poème Harmonique fête ses vingt ans en 2019 et a offert, autour de son millième concert, un bouquet de créations : Élévations, concert-performance avec le circassien Mathurin Bolze (Cirque-Théâtre d’Elbeuf, Théâtre de Caen), la recréation de Le Musiche di Castaldi, premier disque de l’ensemble, créé aux Musicales de Normandie et donné en 2020 à Gaveau avec Eva Zaïcik, la zarzuela Coronis de Sebastián Durón mise en scène par Omar Porras (Théâtre de Caen), en tournée 2020 à l’Opéra de Rouen Normandie, l’Opéra de Limoges, l’Opéra de Lille et la Maison de la Culture d’Amiens.

L’année 2020 accueillera également une tournée d’Anamorfosi au Zaryadye Hall de Moscou (Russie), au Concertgebouw de Bruges (Belgique), Auditorium du Louvre (Paris) et au centre De Biljoke à Gent (Belgique), ainsi que la création d’Ouverture à la française, sur la naissance de l’orchestre et son émergence en Europe, à l’Auditorium de Radio France.

2019 a également été jalonnée par la parution d’un DVD (Phaéton) et de deux albums : Airs de cour et Anamorfosi, récompensé par la presse (Recording of the month de Gramophone, Diapason d’Or et Choc de Classica).

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Le Poème Harmonique est soutenu par le Ministère de la Culture (DRAC de Normandie), la Région Normandie, le Département de la Seine-Maritime, la Ville de Rouen et est en partenariat avec le projet Démos - Philharmonie de Paris.

Pour ses répétitions, le Poème Harmonique est en résidence à la Fondation Singer-Polignac.

Mécénat Musical Société Générale, la Caisse des Dépôts, Lubrizol France et la Fondation Crédit Coopératif sont mécènes du Poème Harmonique.

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© François Berthier

Vincent Dumestre théorbe   et direction

Son goût prononcé pour les arts, son sens créatif de l’esthétique baroque, sa flamme d’explorateur et son goût de l’aventure collective l’incitent naturellement à défricher les répertoires des XVIIe et XVIIIe siècles et à créer un ensemble sur mesure. Avec son Poème Harmonique, Vincent Dumestre est aujourd’hui l’un des artisans les plus inventifs et polyvalents du renouveau baroque, embrassant direction d’orchestre, de chœur, de saison musicale, de concours et de festivals, sans rien lâcher de la pratique de ses instruments premiers, à cordes pincées.

S’il est sollicité dans tous les hauts lieux internationaux de la musique baroque, Vincent Dumestre développe aussi une partie de son activité en Normandie où il a fondé son ensemble et assure également, depuis 3 ans la direction artistique du Festival de Musique Baroque du Jura. Il s’est vu confier la saison 2017 du festival Misteria Paschalia à Cracovie.

Vincent Dumestre est chevalier dans l’Ordre national des Arts et des Lettres et dans l’Ordre national du Mérite. D’exhumations en reconstitutions, de compositeurs connus en programmes inattendus, il n’a de cesse de proposer de véritables créations, ouvrant les horizons de tout un pan de musique vocale et instrumentale et lui offrant une large visibilité qui fait référence.


© DR

Mariamielle Lamagat soprano

Suivant la tradition familiale, Mariamielle Lamagat débute ses études musicales au Conservatoire de Brive-la-Gaillarde dès la petite enfance. Elle commence le pianojazz dans la classe de Charles Balayer et la percussion avec Marc-Antoine Millon. Elle entre ensuite dans la classe de chant du Conservatoire de Limoges ainsi que la classe d’écriture et d’analyse. Durant ces années, elle pratique différents styles vocaux sous la direction de Thierry Stalano (Alauzeta : Orchestre des jeunes du pays de Brive), Patrick Mallet (Jeune chœur de Limoges), Arnaud Capelli (Chœur Gaudeamus) ou encore Jean-Michel Hasler (Camerata vocale de Brive).

En 2013, elle intègre le Centre de musique baroque de Versailles où elle a l’opportunité de travailler sous la direction d’Olivier Schneebeli, Hervé Niquet, Christophe Rousset ou encore Sofi Jeannin. En août 2015, elle se produit avec l’ensemble Correspondances, dirigé par Sébastien Daucé.

En septembre 2015, elle entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où elle s’initie au répertoire plus tardif, sans pour autant délaisser sa passion première, la musique baroque. Elle est accompagnée en cela par ses professeurs Malcolm Walker et Rosa Dominguez.

Elle rencontre également des personnalités telles qu’Emmanuelle Haim, Benoit Haller, Florence Guignolet. Par ailleurs, elle se découvre une vocation pour l’art de la scène, notamment dans l’exercice de style des « 10 minutes » dirigée par Vincent Vittoz et Charlotte Bonneu. En septembre 2017, dans le cadre d’un échange Erasmus, elle entre à la Royal Academy of Music in London. En août 2018, elle obtient le troisième prix du concours du Innsbrücker Festwochen der Alten musik.

Mariamielle est membre du quatuor vocal L’Archipel, en résidence à la Fondation Singer-Polignac, avec Adèle Charvet, Edwin Fardini et Mathys Lagier.


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Brenda Poupard mezzo-soprano

Tout récemment couronnée d'un Master de chant du Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris (CNSMDP), la mezzo-soprano Brenda Poupard n'a pas tardé à se faire remarquer, tant par son aisance scénique que par sa voix souple guidée par une solide technique de chant.

Pour preuve, sa saison 2019/2020 la voit déjà donner une série de récitals de mélodies françaises au Japon avec le pianiste Jean-Michel Kim, chanter le rôle de la Nymphe Iris (Coronis de S. Durón) avec Le Poème Harmonique de Vincent Dumestre au théâtre de Caen, mais aussi aux opéras de Lille, Limoges, Rouen et Amiens, ou encore participer avec ce même ensemble à l’enregistrement de Cadmus et Hermione de Jean-Baptiste Lully, dans le rôle de L’Amour et de Palès.

Membre de la promotion 2019 de l’Académie de chant du festival international d’Aix-en-Provence, elle s'est déjà produite en concert avec l’ensemble La Tempête, le Quatuor Yako, et a interprété les rôles de Sesto (Giulio Cesare de Haendel) et de Lisetta (Il Mondo della Luna de Haydn) lors de deux co-productions du CNSMDP et de la Philharmonie de Paris.


Floriane Hasler alto

Après une enfance entourée de musique et de théâtre, Floriane Hasler intègre le chœur d'adultes de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris (direction Lionel Sow) où elle suit l'enseignement de Rosa Dominguez. Dans ce cadre, elle se familiarise avec la musique médiévale et se perfectionne en musique ancienne, son domaine de prédilection.


En 2017, elle est admise au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP), où elle se penche sur un répertoire plus tardif, appuyée par ses professeurs Chantal Mathias et Florence Boissolle. Elle y découvre par ailleurs l'art de la scène avec Vincent Vittoz et Emmanuelle Cordoliani.

La jeune mezzo est alors retenue pour plusieurs projets où elle tient des parties solistes, tels que la cantate BWV 3 de J.S Bach (direction Masaaki Suzuki), la re-création de l'opéra Giove in Argo d'Antonio Lotti, où elle tient le rôle de Diane (direction Léonardo García Alarcón) et la cantate BWV 106 de J.S Bach, dite l'actus tragicus (direction Stephan MacLeod).

Parallèlement à sa formation, elle collabore avec de nombreux ensembles parmi lesquels Pygmalion (direction Raphaël Pichon), Les Surprises (direction Louis-Noël Bestion de Camboulas), Mora Vocis (direction Els Janssens-Vanmunster), Marguerite Louise (direction Gaëtan Jarry), la Tempête (direction Simon-Pierre Bestion de Camboulas).

Passionnée par Bach, elle chante le Magnificat (direction Marzena Diakun) à la cathédrale Notre-Dame de Paris, ainsi que la Passion selon Saint Jean (direction Simon Proust) où elle tient successivement les parties d'alto solo.

Elle est également sollicitée par l'ensemble Correspondance (direction Sébastien Daucé) pour interpréter des extraits d'oeuvres de H.Purcell.

À l'âge de 23 ans, Floriane Hasler fait ses premiers pas aux opéras de Versailles, Bordeaux et Caen, où elle reprend le rôle de la troisième Grâce dans l'Orfeo de L. Rossi (direction Raphaël Pichon, mise en scène Jetske Mijnssen).

Peu après, elle enregistre La Descente d'Orphée aux enfers de M.A Charpentier avec l'ensemble Desmarest (direction Ronan Khalil), dans le rôle de Proserpine (paru chez Glossa).

Il lui tient enfin à coeur de faire vivre le répertoire contemporain, ce qui l'amène à travailler avec l'ensemble Le Balcon (direction Maxime Pascal et Alphonse Cemin), notamment pour un programme autour de Voix de Claude Vivier.

Prochainement, on pourra l'entendre dans le Miserere de Clérambault à trois voix de femmes avec le Poème Harmonique (dirigé par Vincent Dumestre) et dans le rôle de Mme de la Haltière dans Cendrillon de Massenet, mis en scène par Emmanuelle Cordoliani au sein du CNSMDP.