Dominique Senequier
Membre de l’Académie des sciences morales et politiques, fondatrice et présidente d’Ardian
Membre du Conseil d’administration de la fondation depuis le 20 décembre 2023
Dominique Senequier est la fondatrice et Présidente d’Ardian qui, grâce à son leadership et sa vision, est devenu le leader européen et un des leaders mondiaux de gestion d’actions non cotées.
Dominique Senequier considère depuis longtemps que la finance doit être au service de la société. Dès 2008, elle a été pionnière de la pratique du partage de la valeur réalisée à la cession d’une participation, avec l’ensemble des employés de cette participation et non seulement avec la direction.
Elle a placé la durabilité au cœur de la manière dont Ardian investit et mesure la performance de ses sociétés et GPs en portefeuille. Depuis 2021, Ardian a contribué à la création du premier et plus grand fonds mondial dédié à l’hydrogène vert.
Dominique Senequier est reconnue internationalement pour sa contribution à l’industrie de la finance, apparaissant régulièrement au sommet des classements des personnalités les plus puissantes au monde et des femmes les plus influentes de la finance. Elle a joué un rôle déterminant dans la création de la Fondation Ardian en 2010, qui vise à promouvoir la mobilité sociale et l’inclusion des enfants, des jeunes et des entrepreneurs. Pour poursuivre et accroître son impact sur la mobilité sociale, la Fondation a récemment décidé de se concentrer sur la petite enfance.
Maryvonne de Saint-Pulgent
Membre du Conseil d’état
Membre du conseil d’administration de la fondation depuis 2021
Carrière : – Études au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris. – 1974-1976. Élève à l’École nationale d’administration. – 1976-1986. Conseiller au Tribunal administratif de Paris. – 1975-1985. Journaliste à Vie publique. – 1980-1986. Critique musical à Diapason-Harmonie, et à Compact. – 1985-1993. Éditorialiste au journal Le Point. – depuis 2000. Chroniqueur et producteur à France-Culture – 1986-1998. Maître des requêtes au Conseil d’État. – 1993-1997. Directeur du Patrimoine au Ministère de la Culture et de la Francophonie et Président-Directeur de la Caisse nationale des Monuments historiques et des Sites. – 1998-2014. Conseiller d’État. – 2001. Président de sous-section à la section du contentieux au Conseil d’Etat. – 2014. Président de section au Conseil d’Etat – 2014-2017. Président de la section du rapport et des études. – depuis 2017 : président adjoint de la section de l’Intérieur.
- Membre du Conseil d’État ;
- Président de la fondation des Treilles ;
- Président du comité d’histoire du ministère de la culture ;
- Président de l’institut d’enseignement supérieur de la musique Europe et Méditerranée ;
- Président d’honneur du théâtre national de l’Opéra Comique.
Principales œuvres : – 1984. George Gershwin. – 1991. Le Syndrome de l’opéra (Grand Prix de la Critique dramatique et musicale). – 1999. Le Gouvernement de la Culture. – 2009. Culture et communication, les missions d’un grand ministère. – 2010. L’Opéra-comique : le gavroche de la musique. – 2013 : Jack Lang, batailles pour la culture : dix ans de politiques culturelles.
Amin Maalouf
Secrétaire perpétuel de l’Académie française
Membre du Conseil d’administration de la Fondation depuis 2014
Né au Liban le 25 février 1949, dans une famille d’enseignants. Après des études d’économie et de sociologie, il travaille comme reporter, couvrant de nombreux événements à travers le monde, comme la chute de la monarchie éthiopienne, en septembre 1974, ou la dernière bataille de Saigon, en mars et avril 1975.
Quand la guerre éclate dans son pays natal, il part pour la France avec son épouse et ses enfants, reprenant aussitôt son activité de journaliste, notamment à Jeune Afrique, où il devient rédacteur en chef et éditorialiste.
À partir de 1984, il se consacre à l’écriture, publiant des romans, des essais, des livrets d’opéra. En 1993, il obtient le prix Goncourt pour Le Rocher de Tanios, en 1998 le prix européen de l’essai pour Les Identités meurtrières, et en 2010 le prix Prince des Asturies des Lettres pour l’ensemble de son œuvre.
En 2007/2008, il préside, à l’invitation de la Commission européenne, un groupe de réflexion sur le multilinguisme, qui publie un rapport intitulé Un défi salutaire : comment la multiplicité des langues pourrait consolider l’Europe.
Docteur honoris causa de l’université Catholique de Louvain (Belgique), de l’université de Tarragone (Espagne), de l’université d’Évora (Portugal) et de l’université américaine de Beyrouth (Liban).
Élu à l’Académie française, le 23 juin 2011, au fauteuil de Claude LéviStrauss (29e).
Amin Maalouf a publié :
- 1983 : Les Croisades vues par les Arabes (J.Cl. Lattès)
- 1986 : Léon l’Africain roman (J.Cl. Lattès)
- 1988 : Samarcande roman (J.Cl. Lattès)
- 1991 : Les Jardins de lumière roman (J.Cl. Lattès)
- 1992 : Le Premier siècle après Béatrice roman (Grasset)
- 1993 : Le Rocher de Tanios roman (Grasset)
- 1996 : Les Échelles du Levant roman (Grasset)
- 1998 : Les Identités meurtrières essai (Grasset)
- 2000 : Le Périple de Baldassare roman (Grasset)
- 2001 : L’Amour de loin livret d’opéra (Grasset)
- 2004 : Origines (Grasset)
- 2006 : Adriana Mater livret d’opéra (Grasset)
- 2009 : Le Dérèglement du monde essai (Grasset)
- 2012 : Les Désorientés roman (Grasset)
- 2014 : Discours de réception d’Amin Maalouf à l’Académie française et réponse de Jean-Christophe Rufin (Grasset)
- 2016 : Un Fauteuil sur la Seine (Grasset)
Discours et travaux académiques
Discours de réception, et réponse de M. Jean-Christophe Rufin, le 14 juin 2012
Antoine Compagnon
Professeur au Collège de France, membre de l’Académie Française
Membre du conseil d’administration de la fondation depuis 2012
Né le 20 juillet 1950 à Bruxelles.
- Ancien élève de l’École polytechnique
- Ingénieur des Ponts et Chaussées
- Docteur d’État ès lettres
Parcours
- Pensionnaire de la Fondation Thiers, Attaché de recherche au CNRS, Linguistique et littérature françaises, 1975-1978
- Maître de conférences, École polytechnique, Département Humanités et Sciences sociales, 1978-1985
- Professeur, Institut français du Royaume-Uni, Londres, 1980-1981
- Maître-assistant, puis maître de conférences, Université de Haute-Normandie, Rouen, 1981-1985
- Professor of French, Columbia University, New York, 1985-
- Visiting Professor, University of Pennsylvania, Philadelphia, 1986
- Fellow, John Simon Guggenheim Memorial Foundation, 1988
- Professeur, Université du Maine, Le Mans, 1989-1990
- Visiting Professor, University of Pennsylvania, Philadelphia, 1990
- Blanche W. Knopf Professor of French and Comparative Literature, Columbia University, New York, 1991-
- Visiting Fellow, All Souls College, Oxford, 1994
- Professeur, Université de Paris-Sorbonne, 1994-2006
Distinctions
- Chevalier de la Légion d’honneur, 2007
- Officier dans l’ordre national du Mérite, 2012
- Commandeur des Palmes académiques, 2008
- Officier des Arts et lettres, 2013
- Fellow, American Academy of Arts and Sciences, 1997
- Membre, Academia Europaea, 2006
- Corresponding Fellow, British Academy, 2009
- Doctorat honoris causa, King’s College, Londres, 2010
- Professeur honoraire, HEC, 2012
- Doctorat honoris causa, Université de Liège, 2013
- Fellow, John Simon Guggenheim Memorial Foundation, 1988
- Visiting Fellow, All Souls College, Oxford, 1994
- Fellow, Japan Society for the Promotion of Science, 1997
- Premio Tarquinia Cardarelli per la Critica letteraria internazionale, 2008
- Eminent Scientist, Japan Society for the Promotion of Science, 2009
- Prix Claude Lévi-Strauss, ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Académie des sciences morales et politiques, 2011
Fonctions
- Membre de la commission Littérature classique du Centre national du livre (CNL), 1994-1998
- Membre du conseil de l’Association internationale des études françaises (AIEF), 1995-
- Membre du jury du « French-American Translation Prize » (French-American Foundation, New York), 1996-2011
- Secrétaire général de l’Association internationale des études françaises (AIEF), 1998-2008
- Mission d’évaluation des études françaises à l’Université hébraïque, Jérusalem, 1999
- Membre élu du Conseil national des universités (CNU), 9e section, Langue et littérature françaises, 1999-2003
- Membre de la présidence collégiale de l’association « Qualité de la science française » (QSF), 2002-2004
- Membre élu du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) et de sa section permanente, membre suppléant de sa section disciplinaire, 2002-2007
- Membre du Conseil supérieur de l’éducation (CSE), 2003-2007
- Membre du conseil scientifique du Département littérature et langages, École normale supérieure, 2003-
- Membre invité permanent, Comité d’initiative et de proposition (CIP), États généraux de la recherche et de l’enseignement supérieur, commission « Évaluation », 2004
- Président de l’association « Qualité de la science française » (QSF), 2004-2010
- Coordinateur, Action concertée incitative (ACI) du Fonds national de la science (FNS), « L’histoire littéraire des écrivains », 2004-2007
- Membre du conseil scientifique de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV), 2005-2006
- Membre du Haut Conseil de l’Éducation (HCE), 2006-2011
- Membre du jury des chaires Blaise-Pascal, 2006-
- Membre du Haut Conseil de la Science et de la Technologie (HCST), 2006-2009
- Membre du conseil scientifique de la Fondation des Treilles, 2007-
- Membre du conseil scientifique du Collegium de Lyon, 2007-
- Membre du conseil scientifique de l’Institut des Hautes Études pour la Science et la Technologie (IHEST), 2007-2010
- Membre de la commission sur la condition enseignante (commission Pochard), 2007-2008
- Président du conseil scientifique de l’École normale supérieure de Paris, 2007-2010
- Président de la commission « Littérature classique et critique littéraire » du Centre national du livre (CNL), 2008-2010
- Membre du jury du prix Malcolm Bowie, Society of French Studies, 2008-2010
- Président du jury du prix Albert Thibaudet de relations internationales, 2008-
- Membre du jury du prix de la Bibliothèque nationale de France, 2009-
- Directeur de l’UPS 3285 « République des Lettres » du CNRS, 2009-
- Membre du Conseil pour le développement des humanités et des sciences sociales, 2009-2010
- Membre du Haut Conseil de la Science et de la Technologie (HCST), 2009-2013
- Membre du jury du prix Henri Hertz de la Chancellerie des universités de Paris, 2011-
- Membre du conseil de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES), 2011-
- Membre du conseil d’administration de Paris Sciences et Lettres (PSL), Initiative d’excellence (Idex), 2011-2013
- Membre du conseil d’administration de la Fondation Singer-Polignac, 2012-
- Membre du conseil d’administration de la Bibliothèque nationale de France, 2013-
Bibliographie :
http://www.college-de-france.fr/media/antoine-compagnon/UPL45944_UPL15964_biblioac.pdf
Françoise Combes
Membre de l’Académie des sciences
Membre du conseil d’administration de la fondation depuis 2021
Françoise Combes, née en 1952, est ancienne élève de l’École normale supérieure (ENS, Paris), agrégée de sciences physiques (1975), et docteur d’État en astrophysique (1980). Elle a été enseignant-chercheur à l’ENS (maître de conférences, 1975-85), sous-directeur du laboratoire de physique à l’ENS (1985-89), puis astronome à l’Observatoire de Paris (1989-2014). Elle a été présidente de la Société française d’astronomie et d’astrophysique (2002-2004) et a dirigé le Programme national galaxies du CNRS (2001-2008). Elle a été présidente du Cofusi (Comité français des unions scientifiques internationales) de 2009 à 2015, et membre de l’Académie des sciences depuis 2004. Elle est depuis 2003 éditrice de la revue européenne Astronomy & Astrophysics. Depuis 2019, elle est Vice-présidente de l’Assemblée des Professeurs du Collège de France.
Œuvre scientifique
Ses activités de recherche sont consacrées à la formation et l’évolution des galaxies, dans un contexte cosmologique. Cela inclut d’abord la dynamique des galaxies, leur structure spirale ou barrée, les interactions entre galaxies, étudiées à la fois par les observations à diverses longueurs d’onde et par des simulations numériques. Mais aussi l’étude du milieu interstellaire des galaxies, en particulier le gaz moléculaire qui donne naissance aux étoiles, que ce soit dans les galaxies très proches de nous comme Andromède, ou les galaxies aux confins de l’Univers, il y a 13 milliards d’années.
Un des problèmes majeurs dans la formation des galaxies, est la nature de la matière noire qui constitue plus de 80 % de toute la matière dans l’Univers. Françoise Combes s’intéresse à plusieurs modèles différents de matière noire, mais aussi à l’une des alternatives qu’est la gravité modifiée. Elle a aussi développé un modèle pour rendre compte de la matière noire baryonique encore inconnue, sous forme de gaz moléculaire froid.
Parmi les phénomènes dynamiques expliqués par ses travaux, citons la formation des bulbes et des barres dans les galaxies spirales, et les rôles respectifs de l’évolution séculaire, par rapport à la formation hiérarchique des fusions de galaxies. Ses simulations numériques ont décrit en détail le cycle des barres qui concentrent le gaz interstellaire, produisent des flambées de formation d’étoiles, alimentent le trou noir central, et ainsi s’auto-détruisent. Toutes les étapes du cycle peuvent être mises en évidence, grâce aux résonances des mouvements stellaires avec ceux de la barre : des anneaux de formation d’étoiles indiquent le lieu des résonances, ce qui permet de déterminer la vitesse des barres. Une fois alimentés, les trous noirs deviennent noyaux actifs et produisent des jets de matière, et des flots moléculaires. Ses travaux sur l’interaction entre galaxies ont mis en évidence la formation de coquilles d’étoiles, les gauchissements des plans et la formation des anneaux polaires.
Françoise Combes a découvert de nombreuses molécules dans le milieu interstellaire, et fait des recherches notamment de la glycine, de l’oxygène moléculaire ou de l’eau dans les galaxies très éloignées, remontant près du big bang. Elle a découvert, avec Tommy Wiklind, les premiers systèmes d’absorptions moléculaires dans l’Univers lointain, permettant de déterminer la température du fond cosmologique, ainsi que la variation des constantes de la physique avec l’âge de l’Univers. En collaboration avec Daniel Pfenniger, Françoise Combes a construit un modèle de structure fractale hiérarchisée de la matière noire baryonique sous forme de gaz froid, structure fractale ayant pour origine l’auto-gravité des nuages eux-mêmes et permettant d’expliquer la stabilité du gaz et la non-formation d’étoiles.
Principales distinctions
Commandeur de l’ordre national du Mérite, 2019
Prix Jules Janssen de la Société astronomique de France (SAF), 2017
Prix Gothenburg Lise Meitner, 2017
Officier de la Légion d’honneur, 2015
R. M. Petrie Prize de la Canadian Astronomical Society, 2013
Honorary Fellow de la Royal Astronomical Society, 2013
Prix des trois physiciens, ENS, 2012
Chaire Pr A. Blaauw in Groningen, 2011
ERC (European Research Council) Advanced Grant, 2010
Membre de l’Academia Europeae, 2009
Prix Tycho Brahe de l’EAS, European Astronomical Society, 2009
Membre de l’Académie des sciences, 2004
Médaille d’argent du CNRS, 2001
Prix Petit d’Ormoy de l’Académie des sciences, 1993
Prix de physique IBM, 1986
Margaret Buckingham
Membre de l’Académie des sciences, Directrice de recherche au CNRS, Professeur à l’Institut Pasteur
Membre du Conseil d’administration de la fondation depuis le 30 mars 2022
Les recherches de Margaret Buckingham portent sur les mécanismes qui conduisent une cellule naïve à entrer dans un programme de différenciation tissulaire pendant le développement de l’organisme. Elle étudie les gènes qui régulent la formation et la régénération du muscle de squelette, ainsi que les populations cellulaires qui forment le coeur.
Œuvre scientifique
Margaret Buckingham, de nationalités française et britannique, née en 1945, est diplômée (B.A., M.A., D. Phil.) de l’université d’Oxford. Depuis 1971, elle a mené sa carrière scientifique en France, d’abord dans le laboratoire de François Gros, puis à partir de 1987, en tant que chef de l’Unité de génétique moléculaire du développement, puis Professeur à l’Institut Pasteur où elle a été directrice du Département de biologie du développement. Elle est directeur de recherche au CNRS. Elle a présidé la section de Biologie du développement et de la reproduction au CNRS de 2001 à 2004 et la Société Française de Biologie du Développement de 2008 à 2011. Elle est actuellement membre du Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE).
Les recherches de Margaret Buckingham portent sur les mécanismes qui conduisent une cellule naïve à entrer dans un programme de différenciation tissulaire pendant le développement de l’organisme. Elle étudie les gènes qui régulent la formation et la régénération du muscle de squelette, ainsi que les populations cellulaires qui forment le cœur.
Margaret Buckingham a effectué des études pionnières sur l’organisation des gènes du muscle et leurs différents modes d’expression pendant le développement. Parmi les gènes des facteurs de régulation myogénique, de la famille MyoD, l’expression de Myf5 précède la myogenèse chez l’embryon. En son absence, les cellules adoptent d’autres destins cellulaires, démontrant ainsi le rôle de Myf5 comme facteur de détermination myogénique. L’analyse du contrôle transcriptionnel de Myf5 a révélé la complexité de la régulation spatiotemporelle d’un tel gène. Avec son équipe, elle a démontré qu’un autre gène régulateur, Pax3, intervient avec Myf5 en amont de la hiérarchie génétique qui contrôle l’initiation de la myogenèse. Récemment, elle a identifié une réserve de cellules souches qui alimente les masses musculaires. Ces cellules expriment Pax3 et Pax7 ; chez le double mutant Pax3/Pax7, Myf5 et MyoD ne sont pas activés, entraînant un déficit majeur du muscle. Les cellules satellites du muscle adulte sont vraisemblablement issues de cette population cellulaire. La purification de ces cellules adultes permet de démontrer leur capacité à régénérer efficacement les muscles endommagés. En plus de leur rôle comme régulateurs du destin myoénique, Pax7 chez l’adulte et Pax3 chez l’embryon agissent aussi comme facteurs de survie, soulignant l’importance de la co-ordination de ces deux fonctions dans les cellules souches.
Margaret Buckingham a également apporté des contributions importantes à la cardiogenèse. La démonstration d’un deuxième champ cardiaque chez l’embryon de souris a bouleversé le modèle Notice biographique de Margaret Buckingham, Membre de l’Académie des sciences classique de formation du cœur. En accord avec la présence d’une deuxième source de cellules du myocarde, elle a, par une analyse clonale rétrospective, montré l’existence de deux lignages de cellules, avec des contributions différentes à chaque compartiment du cœur. Ceci a des implications importantes pour l’interprétation des malformations congénitales chez l’homme, ainsi que dans le contexte de l’évolution du cœur.
Distinctions et Prix
- Membre de l’European Molecular Biology Organisation (EMBO) (1979)
- Membre de l’Academia Europaea (1998)
- Associé étranger de la National Academy of Sciences des États-Unis (2011)
- Membre associé de la Royal Society (2013)
- Prix Boehringer de la Fédération européenne des sociétés de biochimie (1980)
- Prix Jaffé de l’Académie des sciences (1990)
- Médaille d’argent du CNRS (1999)
- Officier de la Légion d’Honneur (2002)
- Officier de l’Ordre national du Mérite (2008)
- Médaille d’or du CNRS (2013)
Marie-Germaine Bousser
Membre du comité d’éthique de la Défense, membre de l’Académie de médecine
Membre du Conseil d’administration de la Fondation depuis 2010
Marie-Germaine BOUSSER a consacré l’essentiel de ses travaux de recherche et de son activité clinique à la pathologie vasculaire cérébrale et aux céphalées. Elle a notamment :
- montré l’efficacité de l’aspirine dans la prévention des infarctus cérébraux chez l’homme
- identifié une nouvelle maladie (CADASIL) responsable d’infarctus cérébraux et de perte des facultés intellectuelles
- contribué à une meilleure connaissance d’autres affections vasculaires cérébrales, notamment les thromboses veineuses cérébrales, le syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible et les dissections artérielles cervicales.
- Contribué à une meilleure connaissance de la gé
Elle est ancienne éléve de l’Institut des Sciences Politiques, Docteur en Médecine et Professeur des Universités. Ses fonctions actuelles sont :
- Consultante dans le service de neurologie de l’hôpital Lariboisière
- Professeur de neurologie à l’Université Paris-Diderot
- Membre de l’Unité INSERM U 740
- Co-responsable du centre de référence pour les « maladies vasculaires rares du cerveau et de la rétine » (Hôpital Lariboisière), labellisation Ministère de la santé 2006.
Marie-Germaine BOUSSER est membre de nombreuses sociétés savantes dont l’European Stroke Conference, le Stroke Council de l’American Heart Association, l’Association of British Neurologists, l’American Neurological Association. Elle est membre correspondant de l’Académie de médecine. Elle a présidé la Société française d’étude des migraines et des céphalées et l’International Headache Society (1995-1997). Elle a fondé et présidé la Société française neuro-vasculaire (1996-98).
Marie-Germaine BOUSSER est membre ou Président de nombreux groupes de travail institutionnels dont l’Antiplatelet Trialist Collaboration, le groupe de travail sur l’endartérectomie carotidienne (ANDEM 1994-1997), l’expertise collective INSERM sur la migraine (1997-1998), le groupe de travail sur les accidents vasculaires cérébraux de l’agence régionale d’hospitalisation d’Ile-de-France (1990-2001), le groupe de travail du Ministère de la Santé sur la fibrinolyse dans l’AVC (2003). Elle a présidé de nombreux comités exécutifs de grands essais thérapeutiques internationaux dans les domaines de la migraine et de la pathologie vasculaire cérébrale.
Marie-Germaine BOUSSER a de nombreuses responsabilités collectives : rapporteur auprès de la Commission de mise sur le marché des médicaments, vice-doyen de la Faculté de médecine Saint-Antoine (1993-1997), membre du conseil scientifique de l’AP-HP (1995-98), membre élu du CNU de neurologie (1995-2001), membre du Comité de coordination des sciences du vivant (1998-2000), Président du CCM de Lariboisière-Fernand Widal (1999-2003), expert auprès du Ministère de la recherche allemand pour le « Stroke Competence Network » (depuis 2002), membre du Haut Conseil pour la science et la technologie (2006-08) et membre du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (>2008)
Distinctions et médailles :
- Chevalier de la Légion d’honneur (1998)
- Grand prix de recherche Claude Bernard de la ville de Paris (2000)
- Officier dans l’Ordre national du Mérite (2002)
- Officier de la Légion d’honneur (2007)
- Prix Johann Jakob Wepfer de l’European Stroke Conference (2008)
Gilbert Guillaume
Conseiller d’État honoraire, membre de l’Académie des sciences morales, Ancien Président de la Cour Internationale de Justice
Membre du Conseil d’administration de la Fondation depuis 2006 et trésorier depuis 2021.
Gilbert Guillaume, né à Bois-Colombes (France) le 4 décembre 1930. Licencié en droit de l’Université de Paris, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, diplômé d’études supérieures d’économie politique et de science économique de l’Université de Paris, ancien élève de l’Ecole nationale d’administration — major de la promotion France-Afrique, Conseiller d’Etat honoraire, M. Guillaume a notamment exercé les fonctions de Directeur des Affaires juridiques au ministère français des Affaires étrangères (1979-1987). Il a représenté la France dans de nombreuses affaires devant la Cour de justice des Communautés européennes, la Commission et la Cour européenne des droits de l’homme et dans divers arbitrages. Il a été membre, puis Président de la Commission centrale pour la navigation du Rhin. Il a dirigé les délégations françaises dans de nombreuses conférences des Nations unies.
Depuis 1980, il est membre de la Cour permanente d’arbitrage. Il figure sur la liste des arbitres du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).
Juge à la Cour internationale de justice de septembre 1987 à février 2005, M. Guillaume a été élu Président de cette juridiction le 6 février 2000 pour un mandat de trois ans. Il siège depuis 2005 à la Cour comme juge ad hoc.
Il a enseigné à l’Institut d’études politiques de Paris, à l’Institut des hautes études internationales de l’Université de Paris, à l’ENA, à l’Ecole nationale de l’aviation civile, à l’Ecole nationale des ponts et chaussées et à l’Institut international d’administration publique.
Michel Zink
- Membre de l’Académie française, professeur au Collège de France
- Vice président du Conseil d’administration de la Fondation depuis 2020, secrétaire général de 2012 à 2020 et membre depuis 2005
Membre de l’American Academy of Arts and Sciences (1997), Vice-président de l’association Sauvegarde des enseignements littéraires, de l’assemblée des professeurs du Collège de France (depuis 2006), Président du conseil d’administration de l’ENS (2004-06), Administrateur de la Société des amis de la Romania, Codirecteur de la Romania, Membre de l’académie de Versailles et de nombreuses sociétés savantes.
Carrière : Assistant à la Sorbonne (1968-70), Assistant puis Maître-assistant à l’université Paris IV-Sorbonne (1972-76), Professeur de littérature française du Moyen Age aux universités Toulouse-le Mirail (1976-87) puis Paris IV-Sorbonne (1987-94), Professeur (chaire de littératures de la France médiévale) (depuis 1994) au Collège de France, Professeur invité dans de nombreuses universités étrangères (depuis 1974), Fondateur et Directeur de la collection Lettres gothiques (depuis 1989), Codirecteur de la collection des Classiques de poche (depuis 1998) aux éditions le Livre de poche, Membre du conseil de surveillance (depuis 1999) et Directeur de la collection Perspectives littéraires (depuis 1992) aux Presses universitaires de France (Puf), Membre de l’Institut (Académie des inscriptions et belles lettres) (depuis 2000), Membre de l’American Academy of Arts and Sciences (1997), Vice-président de l’association Sauvegarde des enseignements littéraires, de l’assemblée des professeurs du Collège de France (depuis 2006), Président du conseil d’administration de l’ENS (2004-06), Administrateur de la Société des amis de la Romania, Codirecteur de la Romania, Membre de l’académie de Versailles et de nombreuses sociétés savantes.
Œuvres et travaux : nombreux articles et ouvrages dont : Pastourelle (1972), la Prédication en langue romane avant 1300 (1976), les Chansons de toile (1978), Roman rose et rose rouge (1979), le Roman d’Apollonius de Tyr (1982), la Subjectivité littéraire autour du siècle de Saint-Louis (1985), éditions des œuvres complètes de Rutebeuf (1989-90), Littérature française du Moyen Age (1992), les Voix de la conscience (1992), Dictionnaire des lettres françaises : le Moyen Age (direction) et Histoire européenne du roman médiéval (en coll., 1992), Dictionnaire universel des littératures (codirection, 1994), le Moyen Age et ses chansons (1996), l’Art d’aimer au Moyen Age (en coll., 1997), le Tiers d’amour, un roman des troubadours (1998), Froissart et le temps (1998), le Jongleur de Notre Dame, contes chrétiens du Moyen Age (1999), Déodat ou la transparence, un roman du Graal, Dictionnaire du Moyen Age (codirection) et l’Œuvre et son ombre : que peut la littérature secondaire ? (direction) (2002), Poésie et conversion au Moyen Age (2003), Arsène Lupin et le mystère d’Arsonval (2004), le Moyen Age de Gaston Paris (direction, 2004), le Moyen Age à la lettre (2004), Nature et poésie au Moyen Age (2006).
Décorations : Chevalier de la Légion d’honneur, Officier des Palmes académiques.