Raymond Poincaré

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Raymond Poincaré ( † 1934)

Président de la Fondation Singer-Polignac de 1928 à 1932

Membre du conseil d'administration 1928 - 1934

alt"Il est tout à l’honneur du Conseil d’administration de la fondation Singer-Polignac que son premier président, dans l’ordre chronologique, ait été l’un des Français les plus considérables de l’époque, l’un des plus grands hommes d’État de la IIIe République.

Lorsqu’il fut appelé à ces fonctions, en 1928, Raymond Poincaré, âgé de soixante-huit ans, approchait du terme d’une carrière retentissante et bienfaisante, qui devait prendre fin quatre années plus tard. Ministre dès la trentaine, grand avocat, il avait connu tous les succès, y compris les honneurs académiques et même - consécration suprême à ses yeux! - ceux du bâtonnat de Paris.

Investi à trois reprises de la présidence du Conseil, il avait donné toute sa mesure, à la fois comme chef de formations d’union nationale, groupant tous les Français de bonne volonté, et comme inspirateur, en même temps que prestigieux artisan d’une politique française d’ordre intérieur, de sagesse financière, de fermeté prudente mais résolue en matière de relations internationales.

Maurice Paléologue

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Maurice Paléologue ( † 1944)

Membre du conseil d'administration 1928 - 1944

Né à Paris, le 13 janvier 1859.

altDescendant de la lignée d’empereurs de Byzance et Constantinople, Maurice Paléologue entra au ministère des Affaires étrangères en 1880. Après avoir été secrétaire d’ambassade successivement à Tanger, à Pékin et à Rome, il fit un passage par le cabinet du ministre avant d’être nommé ministre plénipotentiaire en 1901 puis se vit confier entre 1907 et 1912 la légation de Sofia.

Joseph Bédier

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Joseph Bédier ( † 1938)

Président de la Fondation Singer-Polignac de 1932 à 1938

Membre du conseil d'administration 1928 - 1938

alt"D’ascendance bretonne, Joseph Bédier hérita de ses ancêtres des cheveux blonds, des yeux très bleus, et un sens de l’honneur extrêmement développé. Son trisaïeul, chirurgien du roi, débarqua un jour avec son régiment dans la lointaine petite île Bourbon; il s’y fixa. Peuplée de familles originaires, pour la plupart, de Bretagne, l’île se couvrit très vite de riches cultures; la canne à sucre y fut introduite par un Bédier.

C’est au cours d’un voyage de ses parents en France que Joseph Bédier naquit à Paris en 1864; mais il fut élevé à la Réunion et fréquenta le lycée de Saint-Denis. Il alla poursuivre ses études à Paris, entra à l’École normale supérieure dans la section des lettres et y retrouva son frère Édouard, inscrit à la section des sciences. Celui-ci voulut vivre dans leur île tant aimée; il mourut comme proviseur du lycée de Saint-Denis.

Joseph revint à Paris après un bref séjour à Bourbon ; il suivit les cours de Gaston Paris au Collège de France et resta son élève préféré.

Tout d’abord lecteur à l’université allemande de Halle, ensuite professeur à Fribourg en Suisse, Bédier est nommé maître de conférences à Caen à l’âge de vingt-six ans: sa thèse de doctorat sur les Fabliaux révèle une puissante originalité.

Edmond Faral

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Edmond Faral ( † 1958)

Président de la Fondation Singer-Polignac de 1938 à 1958

Membre du conseil d'administration 1931 - 1958

alt"Edmond Faral avait le don, plus rare qu’on ne croit, de l’autorité. On se hasardait peu à le contredire. Le masque énergique, la voix brève, l’attitude tendue ajoutaient encore à une impression de rigueur que modifiait seul son commerce plus intime, que tempérait aussi le sentiment des nuances tel qu’y entraîne la formation universitaire. Là où il est passé, que ce soit au conseil supérieur de l’instruction publique, dont il était le vice-président, ou bien au Collège de France, où il se révéla un administrateur hors pair, il a laissé la marque de son action. Néanmoins, c’est l’érudit qui doit plutôt nous retenir: ses mérites de philosophe scrupuleux, bien informé, ne reculant pas d’ailleurs devant l’hypothèse hardie; ses mérites aussi d’historien des lettres, à l’occasion, d’historien tout court. Il a repris en main, rénové les études sur la littérature du Moyen Âge, montrant que toute une partie de notre littérature en vieux français avait subi l’influence de l’art poétique latin, de textes latins créés parallèlement à elle dans les écoles et les cénacles. Grâce à Edmond Faral, ces œuvres latines du XIIe au XIVe siècle, longtemps méconnues, sortaient de leur isolement, perdaient leur gratuité.

Roger Heim

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Roger Heim ( † 1979)

Président de la Fondation Singer-Polignac de 1958 à 1976

Membre du conseil d'administration 1956 - 1979

alt"Le professeur Roger Heim nous a quittés le 17 septembre 1979. C’est avec beaucoup d’émotion que nous évoquons aujourd’hui sa haute figure de savant, d’érudit, d’administrateur. Roger Heim est né à Paris le 12 février 1900. Après des études secondaires au collège Chaptal, il se destinait à une carrière d’ingénieur. Il entra à l’École centrale des arts et manufactures en 1920, et fut reçu ingénieur en 1923. C’est à ce moment qu’une vocation irrésistible vint changer sa destinée. Il se tourna vers les sciences de la nature. Dès 1924, il était licencié ès sciences. En 1925, il devint l’assistant du professeur Louis Mangin au Muséum d’histoire naturelle où il prépara sa thèse de doctorat ès sciences, qu’il passa en 1931. Il est nommé sous-directeur du laboratoire de cryptogamie du Muséum en 1932, directeur de laboratoire à l’École des hautes études en 1940. Pendant la guerre de 1940-1945, Roger Heim s’engagea un des premiers dans la résistance active. Il fut arrêté en 1943 et déporté à Buchenwald puis à Mauthausen (Gusen) par les Allemands. Il connut pendant deux ans l’immense souffrance, la détresse insondable des déportés des camps de la mort.

Robert Courrier

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Robert Courrier ( † 1986)

Président de la Fondation Singer-Polignac de 1976 à 1979

Membre du conseil d'administration 1953 - 1986

alt"Le 16 septembre 1989, fut inaugurée dans la petite ville lorraine de Saxon-Sion une stèle portant l’inscription: «À la mémoire de Robert Courrier, 1895-1986, médecin biologiste, professeur au Collège de France, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, enfant de la commune de Saxon-Sion.» Cette inscription donne un résumé très succinct de la vie et de l’œuvre d’un de nos grands biologistes. Étant donné la parcimonie de l’espace qui m’est assigné, je me bornerai à évoquer son œuvre scientifique. Je voudrais tout d’abord dire un mot de sa ville natale. Nous connaissons tous la commune de Saxon-Sion. Elle est attenante à la colline de Sion-Vaudémont qui la domine et que Maurice Barrès a célébrée sous le nom de « colline inspirée ». Plusieurs monuments attestent la renommée de ce site, en particulier une grande chapelle votive et un haut obélisque consacré spécialement à la mémoire de Maurice Barrès. La stèle dédiée à Robert Courrier est plus modeste et conforme à la nature discrète de notre confrère, qui fut toujours fier de ses origines lorraines.

Etienne Wolff

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Étienne Wolff ( † 1996)

Président de la Fondation Singer-Polignac de 1979 à 1984

Membre du conseil d'administration 1978 - 1996

alt"Étienne Wolff est né le 12 février 1904 à Auxerre. Après des études secondaires à Rouen, puis au Lycée Louis-le-Grand à Paris, il fut attiré par la philosophie et s’inscrivit à la faculté des lettres de Paris où il obtint sa licence en 1921. La poursuite d’études de philosophie exigeant un certificat de grec ou de sciences, il prépara ce certificat à la faculté des sciences de Strasbourg où sa rencontre avec un professeur de zoologie, Édouard Chatton, bienveillant et passionné, déterminera sa vocation de biologiste. Licencié ès sciences (1925), puis agrégé de sciences naturelles (1928), il fut professeur au Lycée de Colmar en 1930. En 1931, Paul Ancel, doyen de la faculté de médecine de Strasbourg, lui proposa un poste d’assistant. Cette offre détermina l’orientation de ses recherches car Ancel, professeur d’embryologie, lui conseilla d’étudier la production expérimentale de monstruosités, domaine alors très peu exploré. C’est ainsi qu’Étienne Wolff, en produisant des lésions très localisées chez des embryons de poulets à l’aide de minces faisceaux de rayons x, réussit à déterminer les conditions requises pour reproduire la plupart des monstruosités rencontrées dans la nature et en créa même de nouvelles. Ces recherches de tératologie fondamentale d’un grand intérêt théorique eurent aussi le mérite d’attirer l’attention sur la vulnérabilité de l’embryon aux agents externes.

Edouard Bonnefous

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Édouard Bonnefous, ancien ministre d'État, membre de l´Institut, chancelier honoraire de l'Institut de France ( † 2007 )

Président de la Fondation Singer-Polignac 1985-2006

Membre du conseil d'administration 1983 - 2007

Bonnefous

Édouard Bonnefous est né le 24 août 1907 et décédé à Paris le 24 février 2007. 

Membre du Comité de libération de Seine-et-Oise, Député de Seine-et-Oise (2 e circ., 1946-58), Président de la commission des Affaires étrangères de l´Assemblée nationale (1948-52), Délégué de la France aux Nations Unies (1948-51), Ministre du Commerce et de l´Industrie (cabinet Edgar Faure, 1952), Ministre d´Etat (cabinet René Mayer, 1953), Ministre des PTT (cabinet Edgar Faure, 1955-56), Ministre des Travaux publics, des Transports et du Tourisme (cabinets Maurice Bourgès-Maunoury, 1957, Félix Gaillard, 1957-58, et Pierre Pflimlin, 1958).